mardi 23 octobre 2018

FÉCONDATION IN… VUITTON

FÉCONDATION IN… VUITTON

La vision de l’art pour le Seigneur des Arnault commence par une sélection pointue des meilleurs artistes comptables ou comment payer moins d’impôts. C’est certainement, pour cette raison que c’est une partie des Français les plus modestes qui paie la moitié du coût de sa Fondation, à savoir plus de 100 millions d’euros chaque année, ce qui prouve que le Seigneur est le meilleur businessman au monde. Un monde qui tourne autour de :  » Je détrousse les pauvres au profit des sangs bleus et le bleu est celui de Klein ». Le concept de Robin des Bois de Boulogne qui a subi un lifting des services du marketing du groupe.

L’État avait pris en charge 610 millions d’euros de travaux sur les 800 prévus, mais qui dit « Charge de l’État » dit contribuable, une gageure. Quand on sait que le groupe et le « Sheriff of Nottingham » compteraient dans les paradis fiscaux plus de 200 filiales, pour ainsi déduire chaque année 60% de l’argent investi dans la Fondation, cela pose question.

La marque Louis Vuitton est-elle financée par l’État Français ? Cette fondation signée du logo LV sur la façade est une entreprise non commerciale pour éviter une collusion avec le logo LVMH car le cadre fiscal du mécénat est strictement réglementé et n’a pas du tout vocation à servir de vitrines promotionnelles. A ce jour, aucune action n’a été intentée devant une juridiction compétente, par peur, certainement, de la fureur de l’homme, le plus puissant de France.


Une fondation avec des rétrospectives qui ne rapportent pas d’argent. Celle-ci, structurellement déficitaire, est la seule société du groupe qui ne fait pas de bénéfice. Pire encore, en 2015, les frais de fonctionnement de la Fondation s’élevaient à près de 80 millions d’euros. Je le dis au Seigneur : il faut virer le directeur de cette institution qui fait tâche dans le groupe. Mais, les frais d’entretien de la structure expliquent le montant : les laveurs de vitres coûtent cher car c’est comme s’ils polissaient un diamant et, de ce fait, ils passent de laveur de carreaux à tailleurs de pierres précieuses ! Entre l’impôt qui ressemble à la gabelle, la taxe royale sur le sel, payée par la plèbe et les tailleurs de pierres qui construisent les cathédrales. Bienvenue dans ce monde nouveau qui ressemble étrangement à celui du Moyen-Age.

Au cœur du bois de Boulogne, le poumon vert de la capitale, il est étonnant de voir comment les autorisations ont pu été attribuées, étant donné que la mairie est écologiste et, à outrance, prône les vélos. Malheureusement, nul ne peut lutter face aux limousines qui s’entassent aux abords de la Fondation lors des collections de Haute Couture. Une Fondation pour l’Art, mais c’est également l’art de faire de l’argent avec celui des autres. N’oublions pas que le Seigneur a déjà fait cela avec l’argent de son grand-père.

Anonymode