mardi 25 septembre 2018

JACQUES MUST DE QUARTIER

L’exactitude est la politesse des rois. Avec quarante six minutes de retard, où vole une odeur nauséabonde d’un relent d’Aquarius dans l’ambassade de Matteo Salvini, le nouveau Ministre italien de l’Intérieur, il nous est difficile de nous concentrer. Voici au moins un défilé engagé !

Le retard est une gageure, mais les jeunes sont ainsi : pas mal élevés mais pas élevés du tout ! Néanmoins, attendre pour voir du grand. Finalement pourquoi pas ! Or, cela n’était pas le cas, et après le chapeau de paille extra large, voici le feu de paille. J’amuse la galerie, et pourtant, rien n’est jamais aussi excitant que de voir un nouveau créateur venir titiller les grands ! Mais rien n’est plus décevant quand celui-ci, à la troisième saison, plonge dans le triangle des Bermudes avec la perspective de couler comme le Titanic.

Après Marseille, voilà la Corogne, un prêt-à-porter plus proche de Zara que de l’exception culturelle à la Française. Le protégé de Didier Grumler tombe dans la facilité. Avec la difficulté à se renouveler, la sardine qui a bouché les méninges du créateur, a changé  le chapeau extra-large pour cagole, par le sac oversize, et demain le feu de chaume, qui créera la case pôle emploi. Une collection où le roseau se fait rotin, et où la femme féminine demeure le créateur à « osier » l’ultra-féminin, et l’ultra -déshabillé avec des bustes qui est une poitrine pour une jeune femme et sculpture pour un vieux monsieur.


Ma fille me dirait que je suis un vieux « con » car elle a aimé la collection. Je me demande où sont passées ces femmes du monde, pâles et blondes qu’on voyait d’un pas pressé filer sous les grands arbres de la ville ? Où est cette sainte-Nitouche qu’effarouche le moindre mot plaisant, avec un regard de chatte délicate, qui vous montre un nu tellement menu, qu’il émoustille votre imagination ? Le nom de ce couturier en herbe n’est pas rentré encore au panthéon de la couture et si vous allez vous promener dans les rues de la Castellane, vous verrez qu’il est connu comme le houblon. La presse féminine demain sera dithyrambique comme elle l’a été en son temps pour Simoens. Espérons qu’il durera plus longtemps car nous ne lui souhaitons pas le même destin ?

Anonymode