jeudi 9 août 2018

LE COLIBRI

Minuscule Colibri mais grand gastro, c’est un si joli nom pour cet oiseau qui est le maÎtre des airs même s’il se déplace aussi en arrière, il donne toujours le meilleur de lui-même. Son aile, à 100 pulsations minutes, donne, aux clients de ce restaurant, le souffle magique qui, avec quelques amis, devient vite le début d’une soirée mémorable. Nous avons bu, comme cet oiseau, le nectar rosé servi en abondance qui nous donna l’ivresse de Bacchus et des fêtes de bacchanales ; autrefois où désordre et abus y étaient légions.

Mais, ici en « Dinan », rue de la Mittrie, la ville médiévale apparaît comme un rêve presqu’irréel : robuste châtelaine corseté de granite, elle s’accoude nonchalante à ces remparts inviolés. La belle, erratique et souveraine, nous fait passer par le Colibri pour continuer sa splendeur presqu’irréelle : une cité du rêve qu’un enchanteur aurait fait surgir de notre imagination.

Le vin coula à flot comme les chutes d’Iguazú et, quand ma Hampe de boeuf arriva, c’était gargantua dans mon assiette. Le filet de julienne de ma voisine est venu ravir son palais, et de concert, nos envies émoustillées, nous voici déjà en pente douce sur nos desserts avec cette sublime clémentine rôtie dont les parfums emporteront les gourmands dans un voyage gustatif et parfumé.


C’est dans une ambiance bobo parisienne et belles Bigoudènes, une soirée assurée de la beauté emmagasinée par l’oeil et par nos papilles gustatives. A ne pas manquer, surtout en mai prochain, au Festival International des Créateurs de la Mode de Dinan.

Anonymode