lundi 4 septembre 2017

ADELINE ANDRÉ COUTURE

Comme le premier verticille, la robe que l'on expose ne deviendra robe qu'une fois seulement effeuillée et que les sépales ne soient pas identiques aux pétales comme chez le Camélia. Son inspiration n'est pas l'opéra de Verdi, et le seul Duval que je vois ici, c'est le pastiche.

Les tubercules qui s'avancent de la rousse qui se donne des airs de Viviane, n'en reste qu'une pâle copie, chronique d'une artiste qui était dans le sillage de Marc Bohan, et qui n'a rien appris à son contact. Le talent est toujours menacé par l'insignifiant !!!

Pourquoi raconter la défloraison ? En perspective, toiles à régner à l'horizon, mais, en tout cas, pas sur le monde de la mode française. Minimaliste disait ma voisine la Baronne de la Cystite Rhénale toujours en villegia-vergiture, c'est une couture très sobre, c'est à se demander si la sobriété était de ce défilé, car perdue dans les limbes vaporeuses de mousseline de la couleur du Spritz, boisson à la mode, les robes s'ouvraient comme la Baronne à mon endroit.

Au commencement donc naquit l'ennui, vulgairement appelé chaos. Dieu s'ennuyant créa la terre, le ciel, l'eau, les animaux, les plantes. Adeline André, elle, créa l'ennui. L'ennui de la couture faisait découvrir le prêt-à-porter comme l'ennui de la féodalité provoquait la révolution française. L'ennui de Maria Patassa Calembouris, héritière du joaillier d’Athènes, ma voisine, ne créa rien de positif dans son cerveau. J'entends par là une étincelle d'intelligence.


Je suis allé au-delà de l'ennui atroce dans l'Eden de certaines présentations. Mais, Adeline André fait de la Haute Couture comme une poulaine, pour mettre la couture à son pied, mais pour André finalement, cela me semble normal, non ?

Anonymode