vendredi 17 août 2018

UN PISTIL DE HAUTE CULTURE

C’est la rencontre d’un petit homme vert sortant tout droit de la forêt de Brocéliande là où MERLIN l’Enchanteur, de sa baguette magique,  donna  à cet homme cet incroyable savoir-faire. Il le mis, d’abord, au service de la Haute couture pendant plusieurs années mais, les Grumler & cie avaient fini par le dégouter du métier à force de préférer le vêtement.

Il m’avait demandé de venir voir son safran et j’avais pensé, moi, béotien, qu’il me proposait une traversée en bateau au-delà des mers du sud. En fait, c’était le pistil de cette fleur mauve au coeur écarlate ; un cadeau du paradis qui évoque l’Eden  et nous enchaîne à une mélodie qui embaume d’un parfum enivrant les plats les plus exotiques du monde. Nous sommes ici où il cultive au milieu de la Bretagne profonde son riz hors d’eau, mais aussi ses valeurs d’antan du luxe, du travail bien fait, et loin de l’agitation assourdissante des florentins parisiens et de leurs hordes de courtisans. Avec passion, il continue de donner aux autres le meilleur de lui-même. Le prénom de cet homme en vert, qui est aussi la couleur de l’espoir et de la fraternité, est Alexandre Le Grand pour un si petit homme avec un si grand talent.

jeudi 9 août 2018

LE COLIBRI

Minuscule Colibri mais grand gastro, c’est un si joli nom pour cet oiseau qui est le maÎtre des airs même s’il se déplace aussi en arrière, il donne toujours le meilleur de lui-même. Son aile, à 100 pulsations minutes, donne, aux clients de ce restaurant, le souffle magique qui, avec quelques amis, devient vite le début d’une soirée mémorable. Nous avons bu, comme cet oiseau, le nectar rosé servi en abondance qui nous donna l’ivresse de Bacchus et des fêtes de bacchanales ; autrefois où désordre et abus y étaient légions.

Mais, ici en « Dinan », rue de la Mittrie, la ville médiévale apparaît comme un rêve presqu’irréel : robuste châtelaine corseté de granite, elle s’accoude nonchalante à ces remparts inviolés. La belle, erratique et souveraine, nous fait passer par le Colibri pour continuer sa splendeur presqu’irréelle : une cité du rêve qu’un enchanteur aurait fait surgir de notre imagination.

mercredi 1 août 2018

CRÉA PORSCHE

C’est la chronique ordinaire de certaines écoles de mode, qui sont aujourd’hui des boîtes à apprentissage, motivées plus par faire des bénéfices que de donner une vraie instruction à des étudiants qui veulent travailler pour ce métier ; une sorte de "dépôt de Bihan". C’est la chronique ordinaire de la vie de tous les jours, avec des classes surchargées, et des professeurs sous-payés, pour des inscriptions toujours plus onéreuses. Les responsables de départements, dont je faisais partie, doivent jongler avec les impératifs budgétaires pour trouver les meilleurs professeurs à petit prix. Connaissez-vous un discounter de prof. ?

Il faut puiser dans des réseaux personnels, faisant jouer nos amitiés, au risque de mettre en péril celles-ci, et parfois, compléter le salaire de certains avec ses propres deniers.  C’est la chronique ordinaire d'une direction qui reproche au corps professoral de ne pas chercher de nouveaux étudiants appelés clients. Ah ! pardon je n’avais pas saisi. Donc, en plus de la pédagogie, de l’enseignement et du suivi des professeurs, je dois également assumer le recrutement de nouveaux étudiants ?

mardi 31 juillet 2018

MARTIN HIJACKS PHASE TERMINAL

Un chef en approche de la piste avec son nouveau restaurant, « The French Taste ». Quand le chef Guy Martin nous a dit qu’il allait à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, j’ai pensé que sa cuisine allait décoller !

Celui-ci veut nous ravir le palais, mais le seul palais qu’il inaugure c’est le raffinement d’un aéroport où les plats, plus long à attendre que les pistes d’un A 380, ressemble au raffinement d’un charter de Ryanair, où les gourmets, plus gourmettes flashy de rappeurs, rentrent ici par erreur, car l’accueil est tellement glacial avec la climatisation à fond que l’on a l’impression d’être sur la banquise. Un bistrot qui se veut de « Cartier », surtout pour l’addition, n’est en fait qu’une goguette d’aéroport où les plats viennent certainement directement de la Servair qui fournit les avions « low costs » pour la province du « chie shuang ».

Un style néo-brasserie, mais, plutôt néo basique, en plein aéroport Paris-Charles-de-Gaulle situé dans un terminal : un signe peut-être ! Cette cantine de quatre vingt places  proposent des menus astronomiques inspirés de la cuisine franchouillarde de la région du « mètre » de « sa voie » pour un bain de foule : « la trempette de la renommée ».

lundi 30 juillet 2018

LVMH ACHETE UN FLORENTIN

Le groupe de luxe LVMH prend le contrôle de la maison de couture française Jean Patou. Fondée en 1912, elle avait été rachetée en septembre 2011 par le groupe Procter & Gamble puis par la société Anglo-indienne, Designer Parfums, basée à Londres, appartenant à la famille Mehta et dirigée par Nikita Mehta, parente du PDG et fondateur Dilesh Mehta.

Moins de deux mois plus tard, la jeune femme de 28 ans est remplacée dans ses fonctions de présidente de l’ancienne maison de Jean de Moüy par Sidney Toledano l’une des figures emblématiques du groupe LVMH. Sydney qui occupait le poste de PDG de la maison Christian Dior a été nommé en janvier 2018 président de LVMH Fashion Group : filiale du groupe français qui regroupe les griffes Céline, Fendi, Givenchy, Pucci, Kenzo et Loewe.

Selon nos informations, le siège de Jean Patou se situe désormais au 24-32 rue Jean Goujon, dans le VIIIe arrondissement de Paris ; une adresse qui se trouve être le siège de LVMH Fashion Group. Nikita Mehta indique sur son compte linked-in qu’elle travaille désormais au sein de LVMH comme chef de projet adjointe. Pour l’heure, le groupe LVMH se refuse à tous commentaires et Sydney Toledano ne répond, de toute façon, jamais ni aux appels ni aux lettres. Pour le seigneur des Arnault, la division parfums et cosmétiques l’intéresse pour son géant de la distribution Sephora. Il veut, dit-on, après le prince de la couture devenir le souverain qui va peindre le marché de la parfumerie « croûte que croûte ».

vendredi 27 juillet 2018

CHAPEAU CHAMPEAUX

Fondé en 1800 et immortalisé dans les romans d’Émile Zola, le Restaurant Champeaux était un restaurant avec jardin de rosiers et d’acacias, situé place de la Bourse, à l’angle de la rue Vivienne et de la rue des Filles-Saint-Thomas, qui servait de rendez-vous aux financiers, écrivains et journalistes. Signé Alain Ducasse, avec la complicité d’Olivier Maurey, son associé aux Lyonnais et Chez Benoît, cette adresse a su s’imposer dans le paysage chargé du coeur de Paris mais sous la Canopée de Paris.

Brasserie contemporaine où chacun vit sa propre expérience. On peut y venir en famille ou en amoureux dans la grande salle, ou encore pour un repas d’affaires dans le salon privé, un déjeuner sur le pouce, une pause gourmande l’après-midi, un cocktail en terrasse à l’heure de l’apéritif ou un festin au dîner. Il y a un peu de Roissy du côté de la Canopée mais, peut être, que les panneaux d’affichage de mon enfance à Roissy y sont pour quelque chose, j’aime l’idée du voyage qui passe par le palais et les menus s’affichant avec le bruit immédiatement reconnaissable avec les lettres qui tombent donnent une sensation de retour en arrière dans la modernité.

jeudi 26 juillet 2018

JET PACK TO STARS

Un jet commercial capable de voler à plus de Mach 2, c’est le projet déjà bien avancé sur lequel travaille la startup américaine « Boom » basée à Denver dans le Colorado. Un nom, qui je l’espère, n’est pas prémonitoire. Les Américains veulent réinventer le Concorde après avoir tuer dans l’oeuf un avion canadien appelé le CF-105 Arrow, et cela, bien avant, le célèbre supersonique français.

En 1957, l’Avro CF-105 Arrow sort du garage pour ses premiers tours de piste mais, pourtant, en 1959, l’avion est mis au placard par le Premier Ministre canadien de l’époque, John Diefenbaker, pour faire plaisir aux américains qui protègent militairement le Canada et font pression sur le Premier Ministe pour vendre au Canada des avions Américains beaucoup moins performants. C’est, d’ailleurs, grâce aux ingénieurs canadiens, repris par la France, que nous allons réaliser le meilleur et le plus rapide avion commercial au monde, à ce jour jamais égalé : le Concorde. Les américains ont l’habitude de dire sur les Européens : « Do the best, we are doing better »

mercredi 25 juillet 2018

ON AURAIT PU DIRE BIEN DES CHOSES

On aurait pu dire bien des choses en somme. A toutes ces phrases des égéries de la télé-réalité, "Il y a pas photo" ; terme de turfiste que l'on aurait pu en bon français transformer en : « il n'y a aucun doute ». "Je vais te mettre la misère !" dit-elle encore. De nouveau, on aurait pu utiliser la phrase de Balzac : "je vais faire rendre gorge à ces barbares contrefacteurs de style". Des barbarismes que personne ne comprend. Ainsi les Grecs appelaient barbares toutes les nations qui ne parlaient pas leur langue ou, du moins, qui ne la parlaient pas aussi bien qu’eux ; sans excepter les Égyptiens, auxquels ils étaient redevables d’une partie de leurs sciences et de leurs arts.

Le Solécisme, qui se dit en latin solecismus, est tiré du grec pour désigner l’habitant de la ville de Soles, parce que, dans cette ville, fondée en Phrydie par Solon, qui y transplanta une colonie d’Athéniens, la pureté de la langue grecque, s’étant altérée avec le temps, fit place aux locutions vicieuses. Le solécisme consiste donc dans un vice de construction on dans une faute contre la grammaire. "Il est prêt de vous écouter et je m’en rappelle" sont des solécismes, parce que l’on doit dire : "il est prêt à vous écouter et je me le rappelle".

mardi 24 juillet 2018

UN CAFÉ NOMMÉ DÉSIR

Je te regardais à travers la brume de l'arôme fumant qui se disperse de ma tasse, d'un air un peu lointain, une femme aux yeux noirs devant moi qui avait un, je ne sais quoi, d'étrange. J'ai bu comme un éclair ma tasse noire comme son iris, et, soudain, je me suis remémoré, après cette gorgée, la longue présence à tes côtés jusqu'à l'aube. Un sucre qui tombe dans ce noir profond, et je libère dans ma bouche ce nectar chaud qui me rappelle la profondeur de mes sentiments aussi large que le gouffre de Helm.

Le café est comme l'amour, une affaire sérieuse, ai-je pensé - surtout en Italie - et, pour ceux, qui cherchent un super expresso, Cafezal est l'endroit où se rendre : 40 rue des Blancs Manteaux 75004 Paris. Située dans le centre de ce Paris artistique, que j'aime, cette nouvelle boutique de torréfaction, qui tire son nom de la «plantation de caféiers», brasse des cafés récoltés dans les plantations du monde entier. Les fondateurs sont deux amis, avec un passé dans la gestion d'entreprises multinationales, qui ont décidé de poursuivre leur passion et les enflammés ne trompent jamais les béotiens que nous sommes.

lundi 23 juillet 2018

MOMENT DE CALME ET DE VOLUPTÉ

"C'est ce petit plaisir de l'objet musée" comme me dit ma compagne : la voiture qui, à elle seule et le parking inclus, coûte plus qu'un appartement sur l'Algarve. Tous les dimanches matins, je monte dans cet objet qui n'est plus un rêve puisqu'il est devenu réalité. Mais, c'est le seul qui me rattache encore à ma vie de célibataire ; entendez ma jeunesse passée. Parfois, je m'assoie sur ces sièges diffusant une forte odeur de cuir lissé par les années, car la belle a plus de 20 ans. Je tourne la clé et entend la musique du six cylindres à plat. Alors là, je laisse chauffer la bête de 300 chevaux pendant plusieurs minutes pour ne pas l'effrayer. J'appuie, seulement, en fonction de la météo sur le bouton du toit amovible, et, tout à coup, me voilà replongé dans ma vivacité passée.

Quand je démarre, il est toujours tôt le matin pour ne pas subir les affres de la circulation, sortie direction la porte de Bercy : je déroule les chevaux du "six cylindres". Alors une vallée humide de lilas s'ouvre devant moi, un ruisseau qui murmure entre les peupliers, et le foin vert qui passe par mes narines à loisir et qui m’enivre de milliers d'odeurs à cette heure matinale. Je bouscule la route où je m'écoute vivre enfin. Sans penser à rien, je regarde la campagne couler à flot devant mon pare-brise…

vendredi 20 juillet 2018

HÉTÉRONYMES DE GUERLAIN

La Maison Guerlain a voulu capturer en un parfum toute la fraîcheur et la délicatesse des mythiques météorites ! Language maison marqueté au possible, et je doute que le personnel maison ait déjà vu une météorite ; la seule étoile, qu’il ait vu, est la grande nébuleuse de l’incompétence. Mais, une chose est sûre, c’est que ce créateur aura, lui aussi, une carrière type galaxie trou noir.

Comment vous dire ? Je regardais avec curiosité ce faux parfum rosâtre, et bouffie par son flacon où la répartition du fond en cul de bouteille me rappelait ces bouteilles de bière mal dégrossies que l’on met au rebut. Une goutte de ce parfum sur la peau vous fera comme un poison que l’on vous lance par derrière, et ceux, qui en seront frappés, deviendront des objets d’horreur, et de mépris, un parfum comme un baiser de la mort : un kiss mais pas cool.

Thierry W, le parfumeur de la maison, qui déclare dans la presse « je ne suis pas qu’un nez, il y a un cerveau derrière » pour être certain que nous le sachions. Un ami me dirait mais où sont ses jumelles extra-fortes que tu as pour voir un objet de l’infiniment petit ? Comme une grosse éponge à parfum, il absorbe les odeurs et les recrache avec les senteurs d’autrui, un barbare effroyable en terme de tarin, il sent le « oser ah bon ». Un de ses prédécesseurs, Monsieur Guerlain, le maître doit se retourner dans sa tombe, car son fils seulement « spiritueur » serait plutôt le Merlin de la parfumerie que le Guerlain, et après un spray, cent fois sur le fessier, remettrait son ouvrage.

jeudi 19 juillet 2018

COLORATURA DE CARTIER

Autour de moi, tandis que la ville sommeille, ma lampe inspiratrice éclaire ma plume, je viens voir ses trésors qui transforment une vie en fantasmagorie. Sans bruit, sous le pavé humide du bitume, je marche sur des pierres comme sur un lac profond et calme de Suisse, et, comme une panthère, je glisse jusqu’à la rue de La Paix dans une lumière blanche similaire à la neige quand, en avril, elle tombe des étoiles sur le pavé parisien.

Je suis au treize de la rue. J’arrive devant ce temple pour contempler cette collection « Coloratura » que Cartier nous présente en avant-première. C’est une file d’attente de 300m de long qui m’accueille, et je m’y installe patiemment à côté d’une sino- japonaise, car ses yeux débridés, par une opération, la rendent plus Hybride que chinoise, mais, pour la circonstance, « de Sodium ». Mes lecteurs assidus apprécieront. La gourgandine, les yeux fixés sur son Instagram, ne parle pas, et, le plus étrange, c’est qu’elle regardait canal-luxe, ne sachant pas qu’elle avait le patron à ses côtés. Voilà bien les affres de la communication d’aujourd’hui, ai-je pensé !

Un client, un peu perdu, arrivant tout droit de sa province, demanda à un des chasseurs s’il devait faire la queue pour rentrer dans la boutique. Ce dernier lui dit que oui. J’ai interpellé ce jeune écervelé pour lui rappeler que le client était roi et que, ce monsieur, qui venait pour faire changer son bracelet de montre, pouvait sans encombre et sans prendre la file d’attente, rentrer dans la boutique. Le luxe est souvent une affaire de formation !

mercredi 18 juillet 2018

LE RESTO DE LA FASHION

C’est à l’angle de la rue des Pyramides et de la rue du Faubourg Saint-Honoré, un café parmi tant d’autres dans le Paname de mon enfance. Nous sommes rentrés dans celui-ci, par hasard, après une collection de Haute Couture de janvier dernier.

Ce restaurant, tenu par une ancienne journaliste en reconversion, ne paye pas vraiment de mine, il y a un petit air de famille entre tous ces bistrots parisiens qui surfent sur la vague du « c’était mieux avant », en cultivant une certaine satisfaction à remettre René Coty au goût du jour dans un décor de carton-pâte… Nous nous sommes assis avec les mannequins venues pour la circonstance après le show se sustenter. Après un apéritif, nous passons commande. Quel n’a pas été notre surprise de voir les mets arrivés tous plus succulents les uns que les autres. Simple en apparence, un agneau de 7h arrivé en un quart d’heure a résonné comme un plat de fête où nous avons bêlé de plaisir dès la première bouchée. Nous nous sommes tellement régalés que je me suis autorisé de faire une entorse à mon régime en commandant un dessert.

mardi 17 juillet 2018

DIX MILLIARDS DE TRILLIONS DE CARATS

On connaissait l'existence de météorites métalliques qui renfermaient de minuscules cristaux de diamants, mais en 2004, le Harvard-Smithsonian Center a annoncé la découverte d'une masse de carbone cristallisée qui a été baptisée l'étoile. Cette étoile est distante de plus de 50 années lumières de la terre. C'est le plus gros « diamant » de la galaxie, et il se niche dans la constellation du Centaure. Ce « diamant » pèse approximativement dix milliards de trillions de carats ? Le rêve de bimbo russes qui croient que vivre sur une planète de diamants sans "Eire", cela fait toujours "Dublin"

Toutes amoureuses ou maîtresses donneraient leur cœur pour posséder un gage d'amour de cette taille, prêtes à caresser inlassablement leur amant pour avoir l'espoir de pouvoir aller chercher cette pierre ultime - Pourquoi pensez-vous qu'Elon Musk veut envoyer des fusées dans l'espace ? - "Je n'ai jamais suffisamment haï un homme pour lui rendre ses diamants" me dit Anne Hydride de Sodium, pour qui le diamant est synonyme de père noël, car, à noël, elle arbore une panoplie qui ressemble plus à un arbre de noël habillé par Chanel, et, pour elle, les hommes sont des vibromasseurs avec un portefeuille.

lundi 16 juillet 2018

CHAMPION DU MODE BUSINESS

Une victoire qui transcende la France et les Français ! Et avant même le début de la partie, c'est un nom du luxe qui va s'offrir une visibilité mondiale : le trophée de la coupe du monde est apporté sur le terrain dans un "beauty case" argenté signé Louis Vuitton. C'est Natalia Vodianova, égérie Vuitton et épouse du fils du Seigneur des Arnault qui a dévoilé le trophée : "le business se fait en famille chez le Seigneur". Adoubant ainsi la coupe du monde du "foot comptable", de celle qui vous empêche de rentrer chez vous dans le centre de Paris à cause de hordes de sauvageons, fumigènes en main, qui vous bloquent au passage pour mieux essayer d'incendier votre outil de transport journalier.

Des policiers complaisants qui regardent les gamins mettre le feu et secouer toutes les voitures de gens terrorisés, les mêmes qui n'ont aucun respect de rien, laissés libre dans les rues de tout faire et surtout n'importe quoi. Quant aux riches, ils étaient dans leur ghetto. Les organisateurs sponsors, LVMH et autres étaient bien au chaud contents de transformer ce pays en ancien Empire Romain, pour mieux maîtriser le peuple par les jeux. Ces smicards, qui croient qu'en criant on a gagné, s'attribuent quelque chose qu'ils ne posséderont jamais : le travail et l'abnégation.

La presse en liesse fait la fête et l'impasse sur le saccage du Drugstore Publicis et les magasins pillés par des débiles mentaux qui pensent que pousser un ballon c'est mieux que de lire Lamartine ou Balzac.

jeudi 12 juillet 2018

DISCOURTOISIE DES GENS DE MODE

Modeste bug humain, il s’était fait ce soir-là une tête adéquate de bonimenteur, une tête de Christ blennorragique, laissant couler une lettre comme une cholérine opiniâtre que voici, « devant le nombre de places limitées bla bla bli, bla bla bla « . Au moins d’antan, on vous répondait même si la lettre était inlassablement la même vous prenant pour un imbécile année après année. Mais, maintenant quand vous expédiez une lettre écrite à la plume sergent major, c’est le vide sidéral, mais surtout, sidérant de silence. Pas même un petit vermisseau d’appel téléphonique, et, certainement, parce qu’à force de dire toujours « Non » on avait fini par voir accrocher à leur bouche des hémorroïdes.

Rien, c’est beau, comme dirait la pub ! Pas mal élevé, « rien », seulement pas élevé du tout. Les gens de la mode sont d’une impolitesse étonnante et, au même titre, que ces hommes de Tolède, erreur de la nature et que celle-ci a honoré d’une violence de coton, dans un organisme masculin d’aspect viril. Grossiers personnages impénitents, ces grands talents de rien déshonorent le genre humain et leur talent plus chaland d’ailleurs, qui ne sert qu’à nourrir la dépravation des personnes mal éduquées pour oublier au passage leur manque de courtoisie.

mercredi 11 juillet 2018

UN AMOUR DE PORCELAINE

C’était un dimanche de flânerie où la chaleur écrasante nous avait amenés, tout doucement, dans les jardins du Palais Royal, là où il règne toujours un petit vent frais dans les coursives qui se propage comme le soleil qui inonde le soir et sa pâleur et dont les reflets scintillent sur une danse des murmures sortant de chaque arche ouverte sur les jardins. Des vaguelettes de vent au-delà de l’archipel des galeries, une "joie" douce nous transporte justement à la galerie Joy. Devant les vitrines, nous vîmes "non sans raison" mais, surtout, avec passion des fresques d’assiettes de Limoges de toute beauté. Ma compagne, toujours en recherche, et qui veut réaliser, outre la nourriture, des tables pour ses invités, comme des œuvres d’art, me propose de pousser les investigations.

Ces jeunes créateurs de porcelaine de haute facture artisanale qui vendent dans le monde entier, proposent le renouvellement et l’audace des arts de la table avec la renommée de Limoges, ayant bien compris qu’ils font partie eux-aussi de l’exception culturelle française. Il est temps de virer de la région ces affairistes "Maure" et leurs familles, homme d’affaires véreux qui détruisent à foison les entreprises et les emploient qui sont une tradition millénaire basée sur l’extraction du kaolin de la région.

mardi 10 juillet 2018

FOURNIÉ FENÊTRE SUR MODE

Actrice fétiche d’Alfred Hitchcock, devenue princesse à 26 ans, beauté blonde dont les yeux bleus glacés conquirent la planète, Grace Kelly est l’une de ces icônes hollywoodiennes dont l’allure mythique aura marqué Julien Fournié pour cette saison ; la mode et le cinéma, une histoire d'amour aussi bien dans les salles obscures que dans les backstages. Une femme noire, en "New Look" du Maître de Granville, est recouverte d'écailles, vampe de douceur comme un ange noir qui glisse dans l'Oratoire. La blonde des années 50 n'avait qu’un objectif : être féminine à nous en donner le vertige.

Ce look rappelle les années prolixes de la Haute Couture parisienne ! En effet, pendant les 6 années après la Seconde Guerre Mondiale, toutes ces Maisons de Couture, qui avaient arrêté leur activité, reprirent de plus belle ! C’est pendant cette période d’effervescence du luxe que de prestigieuses enseignes comme Balenciaga, Balmain, ou encore Carven voient le jour, et Julien veut nous le rappeler. Après  guerre les progrès technologiques donnent naissance à de nouvelles matières : on travaille désormais le polyester, le polyamide et l’acrylique, et c'est la même chose aujourd'hui : les nouvelles technologies viennent bouleverser le monde de la mode.

lundi 9 juillet 2018

EYMERIC FRANCOIS 2019


J'avais pris mon talisman pour le show d'Eymeric Francois en prévision du sortilège qu'on allait nous jeter, une amulette qui est dotée de vertu magique et qui sert à éclairer le statut particulier du journaliste en recherche de sensation poétique. Le sort peut donc en être jeté, Eymeric nous lance son sortilège en l’église américaine de Paris, et pour conjurer son sort de couture, je dissous ce texte dans une encre magique, pour ne pas être prisonnier de ma Raison ! 

Et, à l’heure de cette présentation, où mes jours ont été un rêve, et mes rêves sont restés un jour, une voix douce venant du bord de l'aile de l'Archange St-Michel, avec l'aide du créateur nous donne à boire une eau de mémoire puisée dans les ravines de la beauté comme une poésie qui sent les amandiers en fleurs, mais aussi la nuit fraîche des planètes inconnues.

Sa recherche éperdue de la beauté semble innée et il fait sienne cette phrase de Valéry : « L'amour a la puissance du chant, si vous ne le savez pas, allez le demander au rossignol ». Le couturier propose un contre-modèle de la mode, qui ouvre à la modernité, qui préfigure la profession pour demain. Des chemisiers de dentelle de Calais sur pantalon noir tissé de soie, des grandes robes de bal de brocard lurex corseterie noir, à décolleté over-zippé, des négligés courts rebrodés en rayon de paillettes et fourrure de quelques 10 000 épingles acier... sont de toute beauté. Il fait de l'allégorie poétique avec son aiguille, la seule réalité accessible et déchiffrable de son être.