mardi 16 octobre 2018

CARAT MOI GEMME !

Le Carat est une unité qui mesure la masse pour la pesée des diamants avec la graine de caroubier et ses sœurs précieuses. Richemont mesurait déjà le temps qui bat dans l’ombre avec cette douceur, coup par coup, dans le boîtier de ma Baume & Mercier. Quand je suis arrivé rue Vieille-du-Temple, le lieu me sembla adéquat pour un diamant. Une éphémère boutique de Cartier m’ouvre la porte de sésame ainsi que celle de mon âme pour ré-écrire le conte des mille et une nuits. Je viens pour découvrir la dernière création de la marque et son flacon et c’est toujours avec une émotion non réprimée. Mon cœur battait selon les consonnes et les voyelles de ce nom, un « C » pour Cartier, un « A » pour Asmara et un « T » pour Tangara, le juste nom que connaissait mon Nez.

Syllabes épanouis, ce Carat dont on ne peut se nourrir, hante mes os au premier contact, pour finalement arriver jusqu’autour de mon nez. La vue d’un flacon de la vallée de la Côte d’Albâtre émoustille toujours mon imagination, et me remémore des jours heureux quand j’y travaillais autrefois. Un diamant de Pochet, qui passe dans les mains expertes d’hommes/machines, fascine par son irisation, et sa structure Art Déco si difficile à démouler de son empreinte en acier poli comme un miroir.

lundi 15 octobre 2018

UN DEROXAT OU UN DIOR

La mode est définitivement « descendue dans la rue ». La mise en scène du sexe dans les campagnes publicitaires montre la volonté réelle de populariser le luxe, et, en invitant Madame Kardashian aux présentations, cela ne rend pas celles-ci plus sélectives mais plus populaires. Rousseau qualifiait le luxe de «diamétralement opposé aux bonnes mœurs» et d’ennemi numéro un de la vertu (cf. Discours sur les sciences et les arts). Dans nos esprits, ce luxe machisme, sexisme, sadomasochisme, tapageur, n’est pas plus vulgaire que cela par habitude de voir ses dérives

Si le porno chic a fait tâche dans l’industrie, il contrecarre nos idéaux de raffinement et nos rêves d’élégance pour nous ramener au prosaïque, mais quand on voit la fille qui est à l’origine de cela on peut voir effectivement un monstre de distinction. Toutefois, malgré ses innombrables méandres, le luxe continuera toujours à nous fasciner, on l’aimera, on le détestera puis on l’aimera de nouveau… Il ne cessera jamais de nous tourmenter, mais il finit toujours par nous fasciner, mais pourquoi ?

Lorsqu’on achète un produit de luxe, on ne calcule pas, on ne compare pas les prix, on ne regarde pas à la dépense. Un prix élevé n’est pas un frein à l’achat, mais bien, au contraire, on est dans un phénomène de déraisonnable au même titre que l’achat d’impulsion pour les hommes d’un bolide de sport hyper puissant, qui ne sera qu’une extension de leur pénis. J’appellerai cela la « Posrcherie » de la cinquantaine.

vendredi 12 octobre 2018

JUNKO SHIMADA 1960 VÔTRE

La créatrice japonaise, Junko Shimada, est tombée amoureuse de Paris dans les années 60, comme beaucoup d'autres japonaises de cette époque, et depuis, elle n’a plus quitté la ville lumière. Surnommée la « plus parisienne des Japonaises », Junko a d’abord été responsable du prêt-à-porter homme et enfant chez Cacharel avant de lancer sa griffe.

Avec un style très extravagant, elle n’hésite pas à créer des chemises transparentes, des pulls surdimensionnés, ou des escarpins avec le talon inversé. Elle ouvre sa première boutique, rue Etienne Marcel, en 1984. Une deuxième boutique parisienne voit le jour à Paris, rue Saint Florentin en 2001. On y retrouve les vêtements de la seconde ligne plus branchés nommés "Junk by Junko Shimada".

Arrivant du Japon à Paname en 1960, le choc culturel fut rude mais tellement intense. C'était le temps des commencements où un monde finissait et un autre naissait. Avec le recul, cette décennie prodigieuse, si proche et si lointaine, ne cesse d'étonner par sa vitalité, son inventivité et son audace. Et bien, plus que la nostalgie d'un prétendu âge d'or, cette énergie continue de fasciner nos jeunes.

Actuellement, les années 1960 n'ont jamais été aussi à la mode : les Beatles cartonnent auprès des ados. Amy Winehouse réinventait le son de l'époque avant de rejoindre Hendrix et Janis Joplin au paradis des pop stars destroyed. Beyoncé ou Madonna relancent le look sixties. Hollywood et les séries télévisées creusent le filon ("Mad Men", "Pan Am", "les Kennedy").

jeudi 11 octobre 2018

LE LUXE DE L’HORREUR

C’était, suite à une émission de télévision hier sur France 2, que, ce matin, le luxe était dans tous ses états. Cela prouve, néanmoins, que les demandes de rendez-vous successives que nous avons faites aux dirigeants des grandes entreprises de ce secteur, et qui nous balaient usuellement d’un revers de la main, ne font pas d’exception avec une journaliste de France 2 comme Élise Lucet ; un dédain de Seigneurs qui ne reçoivent pas la plèbe.

Hier, c’était le grand plongeon, dans les écuries d’Augias, de l’univers usuellement ouaté du triangle d’or du luxe de Paname. C’était également la grande stupeur. Mais, la grande rigolade  avec ce goût amer dans la gorge qui caractérise les films de Fellini. Tous ces intellectuels « bon ton » qui travaillent dans ce secteur du Beau sans vouloir en apercevoir l’horreur ! C’est le luxe de la défiscalisation, le luxe des profits records, la face cachée d’un monde où personne ne veut voir ce qu’il y a autour, seulement le chiffre qu’il y a en bas de la fiche de leur salaire.

Que les acteurs du luxe sont bien stupides, de ne pas avoir comme moyen de contre-pouvoir l’ensemble des blogs et des « apprentis journalistes de passion » qui aiment la couture et qui veulent la valoriser. A force de snober ces scribes qui écrivent tous les jours sur la profession, aujourd’hui, les grandes maisons auraient un allié sûr et pourraient avoir un outil de contre-pouvoir phénoménal, même Donald Trump l’avait compris pour son élection.

Il me semblait pourtant avoir fait une lettre ouverte à Monsieur Morand sur le fait qu’il faut regrouper les vrais influenceurs et non pas « les fils et filles de » qui n’influencent personne, et qui, pour la plupart, ne savent pas écrire.

mercredi 10 octobre 2018

UNE TRUFFE DANS LE MARAIS

Pendant des siècles, la truffe a été bannie de toutes les tables, et interdite durant tout le Moyen-Age. Un champignon noir, sous-terrain naissant avec la foudre, cela suffira à la Sainte Inquisition pour l’interdire. La truffe était « aussi noire que l’âme d’un damné » ! C’est François 1er qui la réintroduit à la cour, elle sera présente à tous les repas, et retrouve ainsi ses titres de noblesse. Elle devient le diamant noir et un produit de luxe sous Louis XIV, la Montespan la considérant même comme un aphrodisiaque et en faisait consommer Louis XIV lorsque celui-ci mollissait.

Il est vrai que, dans la mode, des truffes nous en mangeons toute l’année, mais celles, dont je parle, sont celles de « L’Artisan de la Truffe », situé entre la rue Rambuteau et la rue des Archives, une gastronomie simple qui s’invite à votre table.

Vous l’apprécierez dans des œufs brouillés, ou dans le caramel donné avec le café, c’est 100 % truffes et c’est au centre de Paris. Une décoration sobre et élégante, un restaurant design, épuré à l’italienne, comme un hommage à ce produit d’exception. Tuber melanosporum du Périgord, truffe blanche du Piémont, tuber estivum d’été, la truffe règne, sans partage, parfait pour un dîner en amoureux, et bien pour ne pas mollir.

mardi 9 octobre 2018

MAGIQUE RICHARD RENÉ

Comme le souffle magique d’un rêve mosaïque issu de l’imagination de Richard René, cette saison, il porte, en lui, ce souffle divin “le spiritus” allié à la poésie du geste couture, la magie des points de feston imbriqués dans un miracle de l’élégance, comme un passeur, « un homme aux mille mains », un magicien qui lègue aux générations futures le rêve chimérique de demain.

Il méduse l’assistance avec ses jeux de tissus. Passant maître dans l’art de la couture, il s’est fait enchanteur et nous raconte une histoire, nous récite des poèmes de la pointe de son aiguille. Depuis l’antiquité, le noir est étroitement lié à la mélancolie, mais il est le moyen le plus remarquable pour souligner un champ de blanc, et le noir ainsi contrasté mêle la magie des mots de Jean Cocteau : “poussière d’étoiles lumineuses sur les jeux de lumière qui suscite l’élan divin de l’âme”

C’est une collection fragments de nostalgie, au reflet d’éternité, comme le temple Angkor Va, au petit matin s’habillant d’une élégance raffinée avant que la lumière lui donne couleur et sa féerie vient faire frémir le cœur de Paname.

lundi 8 octobre 2018

FASHION NEURONES AU CHÔMAGE

Invectivant une voiture qui roule à tombeau ouvert dans une zone piétonne limitée à 10km/h, le conducteur du véhicule me lance : « C’est la Mode Monsieur ! » pensant ainsi se dédouaner d’enfreindre l’ensemble des lois de la République.

Bloquer une station du métro de Paris pour un défilé d’une créatrice de mode méconnue du grand public ! Les défilés deviennent toujours plus démesurés et pour attirer les bloggeuses de moche et les modeuses connasses de peste qui ne savent pas, pour la plupart, écrire leur nom. Deux semaines, en amont, vous pouvez croiser quelques grandes russes osseuses de 16 ans avec leur « coke » sous le bras, pour des défilés de mode qui ont pu faire rêver autrefois.

C’était le début de la Fashion Week de Paris où l’on croise pas mal d’actrices ou d’acteurs voulant se donner une touche « Glam ». Les plus connues d’entre-eux sont payés pour y assister ainsi que quelques « people », des filles de,  ou des  it-girls, souvent tout à la fois. De nombreuses attachées de pestes stressées, de rédactrices agitées du bocal, et les incontournables lots d’anonymes mondains, certains sont invités, d’autres pas. Mais aussi de mauvais photographes spécialisés dans les street looks, plus une grosse centaine de parasites inévitables, un vrai petit microcosme d’environ 3000 personnes qui viennent désorganiser la vie parisienne. Ils viennent usuellement de leur Auvergne natale, comprenez du fin fond du monde, et avec les chinoises cela fait une sorte de cour des miracles mondialisée, entre les japonais rigoristes, et les chinoises mal élevées puant l’ail de contrefaçon.

vendredi 5 octobre 2018

BALMAIN UN TOUR DE COPISTE

Pas étonnant qu’il soit adoubé par des "People" qui n'en connaissent pas plus que lui ! Camus disait, "si tu habites avec un boiteux, tu boiteras bientôt toi-même". Voilà qui est Balmain aujourd'hui : quelques croquis de l'enfer sur un trône splendide, le défilé des médiocres que le fromage de notre décadence a spontanément enfanté pour l'inexorable déconfiture du sens esthétique. Voici un message d'une de mes fans qui définit bien ce que je pense : "Critique à l’humour grinçant mais bien méritée ! Votre lucidité sur ce monde de la mode est une bouffée d’oxygène dans cet univers frelaté fourmillant de petits « créateurs » qui, au nom de la modernité, ré-ingurgitent le travail de leurs prédécesseurs sans en avoir le talent… Merci de combattre avec férocité les usurpateurs…"
Le Rousteing pense porter une aiguille comme une épée, mais c'est une photocopieuse que nous devinons, qui racle le ruisseau de la mode, et infatigablement, il copie ses prédécesseurs sans en avoir le génie.

jeudi 4 octobre 2018

CHANEL, SOUS LES PAVÉS, LA PLAGE

Voici, enfin, le vrai visage de Karl sans fard et sans lunette de soleil; Karl choisit l'île de Sylt pour son décor saisonnale, où, en février 2009, Roman Polanski a tourné plusieurs scènes de The Ghost Writer  (un message peut-être). C'est la plus grande et la plus septentrionale des îles allemandes de la mer du Nord. Karl, un matin arrive à son bureau et pose sur sa table un grand bocal de cornichons (vide) et commence par le remplir jusqu'au bord supérieur de pierres d'un diamètre situé entre 6 et 7 cm. Cela, une fois terminé, il demande si le bocal est rempli a son équipe, tout le monde répond que oui.

Karl prend alors un sachet rempli de gravillons et le verse dans le bocal. Il agite le tout pour égaliser, et voilà que le gravier remplit tous les espaces encore vides. Il demande alors une fois encore si le bocal est maintenant bien rempli. Hilare et intrigué, l'atelier répond que oui.
Alors, il se saisit d'un petit sac de sable et en verse le contenu dans le bocal. Évidemment, le sable se fraie un passage dans les interstices qui sont encore disponibles, au grand contentement de l'assistance. "Voyez-vous" dit-il  "j'aimerais que vous compariez ceci sur notre existence.

Les grosses pierres représentent les choses véritablement importantes, comme la famille, le couple, la santé, les enfants. Ces choses qui font que même si vous perdez tout le reste, votre vie n'en demeurera pas moins remplie. Les gravillons représentent, quant à eux, les choses qui sont importantes, mais non essentielles, comme le travail, la maison, la voiture.

mercredi 3 octobre 2018

LEONARD MASAÏ A LA TRONÇONNEUSE

Léonard nous emmène dans un voyage pour explorer le temple de l’élégance. Voilà ce que déclarait le communiqué de presse si bien formaté. C’est l’histoire d’une population d’éleveurs et de guerriers semi-nomades d’Afrique de l’Est, vivant principalement dans le centre et le sud-ouest du Kenya et au nord de la Tanzanie, un voyage de ces sociétés nilotiques (lisez provenant d’une île) émigrées depuis le Sud du Soudan au XVème siècle. Une migration forcée, cela serait-il un message de la maison de mouture la plus politiquement correcte de la planète ?

Mais, avant cela, Léonard devrait prendre des personnes efficaces pour contrôler ses invités car c’était vraiment pénible, et encore plus avec 40 minutes de retard. L’exactitude, je ne cesserai de le répéter : « est la politesse des rois ». C’est sur une bande sonore « cacophonique », comme si nous étions aux abords des chutes du lac Victoria, que commence le show. « Masaï » signifie : « ceux qui parlent ». Alors, ne parlons pas et regardons ce qu’il y a à voir par ceux qui usuellement ne parlent pas.

Après le Japon et les kimono, voilà l’Afrique pour la maison qui fête ses 60 ans cette année, et c’est une nouvelle appropriation culturelle chargée de significations et de changements. Enfin, Léonard parle au monde du réel par la voie de Christine Phung. Combinaison dos nu et d’imprimé fleuri, short de soie à jambes larges en jacquard fleuri, ou longue chemise en soie flottante, ou encore une autre veste safari en cuir violet parfaite si vous aimez ce genre de tenues.

mardi 2 octobre 2018

SACAI LA SÉNESCENCE DE LA COUTURE

Après avoir défini la structure de sa mode, le couturier se penche sur son devenir, et si certaines structures se maintiennent avec le temps, telles les névroses bien mentalisées, d'autres basculent dans la névrose due à un processus de déstructuration massif. La structuration de sa couture dans la déstructuration mais, surtout, la sénescence de celle-ci se fait de plus en plus précise.

La mode passe plus que jamais par l'upcycling" qui consiste à donner une deuxième vie aux tissus, et à l'heure des réseaux sociaux, des produits connectés et d'autres gadgets high-tech, Sacai a imaginé une collection destinée aux Millennials, premiers clients du luxe. Déstructurée et, cela juste pour faire comme les autres, exposer une nouvelle façon de transcender les pièces classiques. Dans l'air du temps, les mannequins défilent avec des poches hyper zipper, avec sangle à la hanche que l'on voit maintenant partout depuis "Off White" et Virgil.

Les silhouettes jouent sur des superpositions de matières et de couleurs. On voit des mannequins défiler portant une multitude de couches, on peut dire qu'elles en tiennent une couche. Ma voisine, une ex- de la télé-réalité, voulant se faire remarquer portait autour du cou un boa de circonstance, et je lui demande si elle est "la Belle au Boa Dormant" ! Visiblement, mon humour ne lui sied point.

lundi 1 octobre 2018

HERMES LE MIROIR AUX ALOUETTES

Il y a de la margelle dans cette collection un « long champ » pour taquiner Monsieur Arnault. La créatrice, dont personne ne peut prononcer le nom, s’invite dans le cercle très fermé des couturiers parisiens, et au-delà de la maison Margiela et de sa ‘Phoebe’ du public, Nadège Vanhee-Cybulski prouve que le monde de la mode est porteur de valeurs culturelles. La créatrice est née dans le berceau des mouvements artistiques majeurs qui ont eu une influence importante sur l’art européen, l’art mosan, la peinture flamande de la Renaissance, la peinture baroque, les architectures romane, gothique qui sont des éléments majeurs de l’histoire de l’Art, et donc de son histoire.

Elle a pour héritage le fruit d’une longue histoire commune avec la France, mais on pense aussi aux multiples colonisations, depuis les invasions germaniques, romaines, puis espagnoles, françaises et hollandaises jusqu’à l’indépendance en 1830. Cette collection est comme un air de brabançonne, mélange de « Belgitude » et de design suédois : « Energique et courage dans cette fange que flétrissait notre cité, amis, il faut greffer l’orange sur l’arbre de la liberté. »

vendredi 28 septembre 2018

MAGIQUE RICHARD RENÉ

Comme le souffle magique d’un rêve mosaïque issu de l’imagination de Richard René, cette saison, il porte, en lui, ce souffle divin “le spiritus” allié à la poésie du geste couture, la magie des points de feston imbriqués dans un miracle de l’élégance, comme un passeur, « un homme aux mille mains », un magicien qui lègue aux générations futures le rêve chimérique de demain.

Il méduse l’assistance avec ses jeux de tissus. Passant maître dans l’art de la couture, il s’est fait enchanteur et nous raconte une histoire, nous récite des poèmes de la pointe de son aiguille. Depuis l’antiquité, le noir est étroitement lié à la mélancolie, mais il est le moyen le plus remarquable pour souligner un champ de blanc, et le noir ainsi contrasté mêle la magie des mots de Jean Cocteau : “poussière d’étoiles lumineuses sur les jeux de lumière qui suscite l’élan divin de l’âme”

C’est une collection fragments de nostalgie, au reflet d’éternité, comme le temple Angkor Va, au petit matin s’habillant d’une élégance raffinée avant que la lumière lui donne couleur et sa féerie vient faire frémir le cœur de Paname.

jeudi 27 septembre 2018

GUILLAUME HENRY AT PATOU

Sidney Toledano, chairman and chief executive officer of LVMH Fashion Group, is spearheading the project and has already selected and signed on a designer to lead it: Guillaume Henry.

Last March, Henry exited Nina Ricci and he is said to be passionate about the legacy of Patou, a French designer who brought modernity and buzz to fashion in the Twenties —and innovated in business with fragrances, logos and sport clothes. LVMH is now in the throes of building teams around Henry with a view to launching the first collection of ready-to-wear and accessories in the second half of 2019.

It is understood the group views Patou as something of a niche, rarified name and not its next megabrand. Consequently, LVMH will likely start with a single boutique, most likely in Paris, along with e-commerce and select wholesale partners. The relaunch suggests the world’s largest luxury group is anticipating an easing of the streetwear craze, and a swing of the fashion pendulum back to sophisticated chic.

While Dior Parfums never explained how it wrangled the name in its press packet about the new scent, fragrance aficionados know Joy is a marvel. More than a designer, Patou was a fashion trailblazer, one of the first to launch a diffusion line, promote sportswear and push accessories. He even installed a bar in his salon to serve alcohol to customers during fittings.

mercredi 26 septembre 2018

YSL

GUCCI, ÇA C’EST PALACE !

C’est comme si l’on avait voulu mélanger en littérature, Alain Finkielkraut, Yann Moix et Michel Houellebecq, un savant compost pour créer une collection nauséabonde que personne ne portera en l’état. Si vous regardez séparément chaque pièce, les sacs indépendamment des tenues, celles-ci doivent pouvoir se vendre. Gucci et son concept de « New Look Androgyne » de 2019, bien dans notre époque paraît-il, fera-t-il le « beurk » sur les réseaux sociaux ?

Si la vision du créateur n’était pas assez étendue et qu’il ne voyait pas tout l’ensemble, ce qui était à sa portée, mais seulement de la spéculation de son cauchemar déformé, il est vrai que le Parnasse de la couture a tant de roquets que pour meubler la ménagerie, un perroquet de plus ou de moins ne fait pas de différence.

Nous appelons ça un couturier ! Un furieux disloqué perdu dans les méandres de Dédale, et en le nommant par son nom, cela n’est pas injure, car on pourrait le braire. Le gourou de Gucci, Alessandro Michele, a choisi le Palace des nuits parisiennes, les plus sulfureuses des années 80, qu’il n’a jamais fréquenté compte tenu de son âge. Voilà ce « Tartarin de ta race con » d’Alphonse dadais , qui mélange tout et n’importe quoi, que je haïrai davantage si je ne le méprisais moins. Sur la musique de Maria Callas, « Il Trovator », traduisez le troubadour, nous n’avons vu que le trou du culte sans fond.

mardi 25 septembre 2018

JACQUES MUST DE QUARTIER

L’exactitude est la politesse des rois. Avec quarante six minutes de retard, où vole une odeur nauséabonde d’un relent d’Aquarius dans l’ambassade de Matteo Salvini, le nouveau Ministre italien de l’Intérieur, il nous est difficile de nous concentrer. Voici au moins un défilé engagé !

Le retard est une gageure, mais les jeunes sont ainsi : pas mal élevés mais pas élevés du tout ! Néanmoins, attendre pour voir du grand. Finalement pourquoi pas ! Or, cela n’était pas le cas, et après le chapeau de paille extra large, voici le feu de paille. J’amuse la galerie, et pourtant, rien n’est jamais aussi excitant que de voir un nouveau créateur venir titiller les grands ! Mais rien n’est plus décevant quand celui-ci, à la troisième saison, plonge dans le triangle des Bermudes avec la perspective de couler comme le Titanic.

Après Marseille, voilà la Corogne, un prêt-à-porter plus proche de Zara que de l’exception culturelle à la Française. Le protégé de Didier Grumler tombe dans la facilité. Avec la difficulté à se renouveler, la sardine qui a bouché les méninges du créateur, a changé  le chapeau extra-large pour cagole, par le sac oversize, et demain le feu de chaume, qui créera la case pôle emploi. Une collection où le roseau se fait rotin, et où la femme féminine demeure le créateur à « osier » l’ultra-féminin, et l’ultra -déshabillé avec des bustes qui est une poitrine pour une jeune femme et sculpture pour un vieux monsieur.

lundi 24 septembre 2018

DIOR L'HIPPO TA LA MUSE

La plèbe du Seigneur des Arnault vient prendre son pourboire pour pouvoir dire demain j’étais à "long chiant" ! Elles et ils sont les photocopieurs diffuseurs de convenus. Ces invités ne sont ni clients, ni acheteurs, mais seulement des courtisans que le prince de Tolède accepte parce qu’ils ne sont que des gens de fifrelin. Les écrivains restent à la porte trop dangereux pour le Seigneur, pour assister à un défilé de Dior : il faut ne rien dire, ne rien voir, ne rien entendre, et ainsi Maria Charivari rentrera au panthéon de la Haute Doublure française.

On invite ceux qui lisent la couture en aveugle, les abstinents de lame. Bref les plébéiens de la mode, les marrants et cie qui préfèrent transformer la profession en chiffre plutôt qu’en chiffon de rêve.

La bimbo, la baronne de Sarcelle, plus bingo que bimbo, d’ailleurs, mouille ses lèvres de plaisir, ses nymphes bien humectées. Je regarde cette pétroleuse au grand cul, ce soir au bar de l’hôtel, buvant plus que de raison, et qui, au matin, sans réminiscence aucune, observe une horrible douleur au bas des reins, qu'elle oubliera bien vite après avoir trouvé trois milles dollars laissés sur sa table de chevet. Comme si la France découvrait sur le tard les charmes de l'ascenseur social et les vertus vivifiantes du sang neuf dans les grandes fortunes, que le Seigneur lui avait vu dans sa tour d’ivoire de St-Germain, il y a déjà longtemps.

Les selfies de ces plébéiens sont un venin caché sous leur langue, et lançant entre eux leur poison par derrière, pour le plus grand plaisir du Seigneur qui les divise pour mieux régner. Alors que cela soit "Chiuri" ou "Galia nono" peu importe le gagnant, c'est toujours l'homme le plus riche de France, celui à un million d'euros par minute, le Seigneur des Arnault. Pour la septième année, un septennat dirait le polytechnicien, je ne vois pas arriver mon invitation, mis au purgatoire de la profession pour avoir montré ma liberté d'esprit.

PLEIN MILAN FASHION WEEK

Plein, le culte d'une collection pour un lien de strass et de brillant ; ersatz de "on aura tout vu" en moins brillant. C'est un mélange de "vers à chier" et "Pierre Baltringue"  porté par le Rousteing de pacotille. Un avortement aurait suffit à nous empêcher de voir ce spectacle, car rien ne pourra vous donner le gène de la création, seulement la gêne de ne pas avoir la décence de nous présenter une mode qui soit "au dessus de tout mouton"

Voici la mode pour les nouveaux riches, et pour que vous puissiez, non pas briller dans les arcanes de la couture, mais parce que vous avez seulement envie de changer d'appartement ou de villa à Ibiza.

Vous êtes comme cette place Rouge où se dressent d'un côté le mausolée de Lénine, vestige de la révolution bolchévique et de l'autre un centre commercial huppé comptant 200 boutiques de luxe. Une dichotomie qui se fait couture dans un abrutissement du passé sans l'histoire, mélangée au présent sans avenir. Entre le passé momifié et l'identité de la mode "bling bling" d'aujourd'hui, il s'est forgé des poupées mannequins "Vitili go go", qui ont réussi à se tailler la part du lion hors de leur pays, des "copies cats" où l'appétit débordante de ces poupées russes ont attiré ces nouveaux riches fortunés,

vendredi 21 septembre 2018

SAVAGE BY RIE ANNAL

Savage ou Rihanna veulent ajouter une nouvelle corde à leur arc : le « style-simplisme ». Rihanna pense sûrement que faire des vêtements est aussi facile que de chanter, pensant faire comme la « Kim Chiante ». Car si la bimbo, la plus inculte de la côte californienne, y arrive, alors, pourquoi pas elles !

Son appétence pour la mode n’avait échappé à personne étant présente, depuis quelques saisons, chez Dior et Vuitton pendant les défi­lés Haute Couture. Habillée dans des silhouettes « Belle Arte » tendances signées Dior, la cliente devient compétitrice, pensant peut-être devenir une marque qui pourrait être rachetée par le Seigneur des Arnault. Faire de la mode, pour ces artistes, c’est prendre un « Ghost Couseure ».

L’argent semblerait, pour certains, décupler leur capacité de vouloir faire, sans forcément vouloir réussir. Ces envies insultent les petites mains de la couture et autres maîtres d’art qui ont, pour acquérir leur savoir-faire, dû peiner plus que de raison. Le travail de la couture a quelque chose de semblable à la mort. C’est une soumission à la matière et les Rihanna et autres égéries n’y entendent rien.

Charcutière sanguinaire de la couture de Whitechapel, elle découpe et charcute le design, en se délectant des cadavres des autres. Elle assassine la mode à grand coup de Nogent, infatigable barbouilleuse de prêt-à-penser, elle remet sur le métier toujours la même rengaine, une mode avec la profondeur de jugement des concierges et des filles entretenues.