vendredi 20 juillet 2018

HÉTÉRONYMES DE GUERLAIN

La Maison Guerlain a voulu capturer en un parfum toute la fraîcheur et la délicatesse des mythiques météorites ! Language maison marqueté au possible, et je doute que le personnel maison ait déjà vu une météorite ; la seule étoile, qu’il ait vu, est la grande nébuleuse de l’incompétence. Mais, une chose est sûre, c’est que ce créateur aura, lui aussi, une carrière type galaxie trou noir.

Comment vous dire ? Je regardais avec curiosité ce faux parfum rosâtre, et bouffie par son flacon où la répartition du fond en cul de bouteille me rappelait ces bouteilles de bière mal dégrossies que l’on met au rebut. Une goutte de ce parfum sur la peau vous fera comme un poison que l’on vous lance par derrière, et ceux, qui en seront frappés, deviendront des objets d’horreur, et de mépris, un parfum comme un baiser de la mort : un kiss mais pas cool.

Thierry W, le parfumeur de la maison, qui déclare dans la presse « je ne suis pas qu’un nez, il y a un cerveau derrière » pour être certain que nous le sachions. Un ami me dirait mais où sont ses jumelles extra-fortes que tu as pour voir un objet de l’infiniment petit ? Comme une grosse éponge à parfum, il absorbe les odeurs et les recrache avec les senteurs d’autrui, un barbare effroyable en terme de tarin, il sent le « oser ah bon ». Un de ses prédécesseurs, Monsieur Guerlain, le maître doit se retourner dans sa tombe, car son fils seulement « spiritueur » serait plutôt le Merlin de la parfumerie que le Guerlain, et après un spray, cent fois sur le fessier, remettrait son ouvrage.

jeudi 19 juillet 2018

COLORATURA DE CARTIER

Autour de moi, tandis que la ville sommeille, ma lampe inspiratrice éclaire ma plume, je viens voir ses trésors qui transforment une vie en fantasmagorie. Sans bruit, sous le pavé humide du bitume, je marche sur des pierres comme sur un lac profond et calme de Suisse, et, comme une panthère, je glisse jusqu’à la rue de La Paix dans une lumière blanche similaire à la neige quand, en avril, elle tombe des étoiles sur le pavé parisien.

Je suis au treize de la rue. J’arrive devant ce temple pour contempler cette collection « Coloratura » que Cartier nous présente en avant-première. C’est une file d’attente de 300m de long qui m’accueille, et je m’y installe patiemment à côté d’une sino- japonaise, car ses yeux débridés, par une opération, la rendent plus Hybride que chinoise, mais, pour la circonstance, « de Sodium ». Mes lecteurs assidus apprécieront. La gourgandine, les yeux fixés sur son Instagram, ne parle pas, et, le plus étrange, c’est qu’elle regardait canal-luxe, ne sachant pas qu’elle avait le patron à ses côtés. Voilà bien les affres de la communication d’aujourd’hui, ai-je pensé !

Un client, un peu perdu, arrivant tout droit de sa province, demanda à un des chasseurs s’il devait faire la queue pour rentrer dans la boutique. Ce dernier lui dit que oui. J’ai interpellé ce jeune écervelé pour lui rappeler que le client était roi et que, ce monsieur, qui venait pour faire changer son bracelet de montre, pouvait sans encombre et sans prendre la file d’attente, rentrer dans la boutique. Le luxe est souvent une affaire de formation !

mercredi 18 juillet 2018

LE RESTO DE LA FASHION

C’est à l’angle de la rue des Pyramides et de la rue du Faubourg Saint-Honoré, un café parmi tant d’autres dans le Paname de mon enfance. Nous sommes rentrés dans celui-ci, par hasard, après une collection de Haute Couture de janvier dernier.

Ce restaurant, tenu par une ancienne journaliste en reconversion, ne paye pas vraiment de mine, il y a un petit air de famille entre tous ces bistrots parisiens qui surfent sur la vague du « c’était mieux avant », en cultivant une certaine satisfaction à remettre René Coty au goût du jour dans un décor de carton-pâte… Nous nous sommes assis avec les mannequins venues pour la circonstance après le show se sustenter. Après un apéritif, nous passons commande. Quel n’a pas été notre surprise de voir les mets arrivés tous plus succulents les uns que les autres. Simple en apparence, un agneau de 7h arrivé en un quart d’heure a résonné comme un plat de fête où nous avons bêlé de plaisir dès la première bouchée. Nous nous sommes tellement régalés que je me suis autorisé de faire une entorse à mon régime en commandant un dessert.

mardi 17 juillet 2018

DIX MILLIARDS DE TRILLIONS DE CARATS

On connaissait l'existence de météorites métalliques qui renfermaient de minuscules cristaux de diamants, mais en 2004, le Harvard-Smithsonian Center a annoncé la découverte d'une masse de carbone cristallisée qui a été baptisée l'étoile. Cette étoile est distante de plus de 50 années lumières de la terre. C'est le plus gros « diamant » de la galaxie, et il se niche dans la constellation du Centaure. Ce « diamant » pèse approximativement dix milliards de trillions de carats ? Le rêve de bimbo russes qui croient que vivre sur une planète de diamants sans "Eire", cela fait toujours "Dublin"

Toutes amoureuses ou maîtresses donneraient leur cœur pour posséder un gage d'amour de cette taille, prêtes à caresser inlassablement leur amant pour avoir l'espoir de pouvoir aller chercher cette pierre ultime - Pourquoi pensez-vous qu'Elon Musk veut envoyer des fusées dans l'espace ? - "Je n'ai jamais suffisamment haï un homme pour lui rendre ses diamants" me dit Anne Hydride de Sodium, pour qui le diamant est synonyme de père noël, car, à noël, elle arbore une panoplie qui ressemble plus à un arbre de noël habillé par Chanel, et, pour elle, les hommes sont des vibromasseurs avec un portefeuille.

lundi 16 juillet 2018

CHAMPION DU MODE BUSINESS

Une victoire qui transcende la France et les Français ! Et avant même le début de la partie, c'est un nom du luxe qui va s'offrir une visibilité mondiale : le trophée de la coupe du monde est apporté sur le terrain dans un "beauty case" argenté signé Louis Vuitton. C'est Natalia Vodianova, égérie Vuitton et épouse du fils du Seigneur des Arnault qui a dévoilé le trophée : "le business se fait en famille chez le Seigneur". Adoubant ainsi la coupe du monde du "foot comptable", de celle qui vous empêche de rentrer chez vous dans le centre de Paris à cause de hordes de sauvageons, fumigènes en main, qui vous bloquent au passage pour mieux essayer d'incendier votre outil de transport journalier.

Des policiers complaisants qui regardent les gamins mettre le feu et secouer toutes les voitures de gens terrorisés, les mêmes qui n'ont aucun respect de rien, laissés libre dans les rues de tout faire et surtout n'importe quoi. Quant aux riches, ils étaient dans leur ghetto. Les organisateurs sponsors, LVMH et autres étaient bien au chaud contents de transformer ce pays en ancien Empire Romain, pour mieux maîtriser le peuple par les jeux. Ces smicards, qui croient qu'en criant on a gagné, s'attribuent quelque chose qu'ils ne posséderont jamais : le travail et l'abnégation.

La presse en liesse fait la fête et l'impasse sur le saccage du Drugstore Publicis et les magasins pillés par des débiles mentaux qui pensent que pousser un ballon c'est mieux que de lire Lamartine ou Balzac.

jeudi 12 juillet 2018

DISCOURTOISIE DES GENS DE MODE

Modeste bug humain, il s’était fait ce soir-là une tête adéquate de bonimenteur, une tête de Christ blennorragique, laissant couler une lettre comme une cholérine opiniâtre que voici, « devant le nombre de places limitées bla bla bli, bla bla bla « . Au moins d’antan, on vous répondait même si la lettre était inlassablement la même vous prenant pour un imbécile année après année. Mais, maintenant quand vous expédiez une lettre écrite à la plume sergent major, c’est le vide sidéral, mais surtout, sidérant de silence. Pas même un petit vermisseau d’appel téléphonique, et, certainement, parce qu’à force de dire toujours « Non » on avait fini par voir accrocher à leur bouche des hémorroïdes.

Rien, c’est beau, comme dirait la pub ! Pas mal élevé, « rien », seulement pas élevé du tout. Les gens de la mode sont d’une impolitesse étonnante et, au même titre, que ces hommes de Tolède, erreur de la nature et que celle-ci a honoré d’une violence de coton, dans un organisme masculin d’aspect viril. Grossiers personnages impénitents, ces grands talents de rien déshonorent le genre humain et leur talent plus chaland d’ailleurs, qui ne sert qu’à nourrir la dépravation des personnes mal éduquées pour oublier au passage leur manque de courtoisie.

mercredi 11 juillet 2018

UN AMOUR DE PORCELAINE

C’était un dimanche de flânerie où la chaleur écrasante nous avait amenés, tout doucement, dans les jardins du Palais Royal, là où il règne toujours un petit vent frais dans les coursives qui se propage comme le soleil qui inonde le soir et sa pâleur et dont les reflets scintillent sur une danse des murmures sortant de chaque arche ouverte sur les jardins. Des vaguelettes de vent au-delà de l’archipel des galeries, une "joie" douce nous transporte justement à la galerie Joy. Devant les vitrines, nous vîmes "non sans raison" mais, surtout, avec passion des fresques d’assiettes de Limoges de toute beauté. Ma compagne, toujours en recherche, et qui veut réaliser, outre la nourriture, des tables pour ses invités, comme des œuvres d’art, me propose de pousser les investigations.

Ces jeunes créateurs de porcelaine de haute facture artisanale qui vendent dans le monde entier, proposent le renouvellement et l’audace des arts de la table avec la renommée de Limoges, ayant bien compris qu’ils font partie eux-aussi de l’exception culturelle française. Il est temps de virer de la région ces affairistes "Maure" et leurs familles, homme d’affaires véreux qui détruisent à foison les entreprises et les emploient qui sont une tradition millénaire basée sur l’extraction du kaolin de la région.

mardi 10 juillet 2018

FOURNIÉ FENÊTRE SUR MODE

Actrice fétiche d’Alfred Hitchcock, devenue princesse à 26 ans, beauté blonde dont les yeux bleus glacés conquirent la planète, Grace Kelly est l’une de ces icônes hollywoodiennes dont l’allure mythique aura marqué Julien Fournié pour cette saison ; la mode et le cinéma, une histoire d'amour aussi bien dans les salles obscures que dans les backstages. Une femme noire, en "New Look" du Maître de Granville, est recouverte d'écailles, vampe de douceur comme un ange noir qui glisse dans l'Oratoire. La blonde des années 50 n'avait qu’un objectif : être féminine à nous en donner le vertige.

Ce look rappelle les années prolixes de la Haute Couture parisienne ! En effet, pendant les 6 années après la Seconde Guerre Mondiale, toutes ces Maisons de Couture, qui avaient arrêté leur activité, reprirent de plus belle ! C’est pendant cette période d’effervescence du luxe que de prestigieuses enseignes comme Balenciaga, Balmain, ou encore Carven voient le jour, et Julien veut nous le rappeler. Après  guerre les progrès technologiques donnent naissance à de nouvelles matières : on travaille désormais le polyester, le polyamide et l’acrylique, et c'est la même chose aujourd'hui : les nouvelles technologies viennent bouleverser le monde de la mode.

lundi 9 juillet 2018

EYMERIC FRANCOIS 2019


J'avais pris mon talisman pour le show d'Eymeric Francois en prévision du sortilège qu'on allait nous jeter, une amulette qui est dotée de vertu magique et qui sert à éclairer le statut particulier du journaliste en recherche de sensation poétique. Le sort peut donc en être jeté, Eymeric nous lance son sortilège en l’église américaine de Paris, et pour conjurer son sort de couture, je dissous ce texte dans une encre magique, pour ne pas être prisonnier de ma Raison ! 

Et, à l’heure de cette présentation, où mes jours ont été un rêve, et mes rêves sont restés un jour, une voix douce venant du bord de l'aile de l'Archange St-Michel, avec l'aide du créateur nous donne à boire une eau de mémoire puisée dans les ravines de la beauté comme une poésie qui sent les amandiers en fleurs, mais aussi la nuit fraîche des planètes inconnues.

Sa recherche éperdue de la beauté semble innée et il fait sienne cette phrase de Valéry : « L'amour a la puissance du chant, si vous ne le savez pas, allez le demander au rossignol ». Le couturier propose un contre-modèle de la mode, qui ouvre à la modernité, qui préfigure la profession pour demain. Des chemisiers de dentelle de Calais sur pantalon noir tissé de soie, des grandes robes de bal de brocard lurex corseterie noir, à décolleté over-zippé, des négligés courts rebrodés en rayon de paillettes et fourrure de quelques 10 000 épingles acier... sont de toute beauté. Il fait de l'allégorie poétique avec son aiguille, la seule réalité accessible et déchiffrable de son être.

vendredi 6 juillet 2018

RAMI ZAKHEM GLAMOURO-SCOPE

Il est vrai que la séduction d’une salle climatisée aurait pu faire que nous soyons attendri par la collection présentée. Il est vrai que l'accueil de Romain Hulin toujours parfaite pourrait venir influencer notre jugement. Quand j’ai lu la brochure se référant à Saint-Laurent, Dior, Marc Bohan, Alaïa, et bien d’autres, mon intérêt a été piqué au vif. J’étais assis à côté de cette plume libanaise que tout le monde connaît dans la profession F EL K "le curé" (traduction littérale). "Nul n'est prophète en son pays", et qui ne ménage pas ses mots sur les robes et les créateurs en devenir qu’il voit au quotidien.

Mais, c’est sans hésitation qu'à la première robe  nous sommes tombés d’accord et extrêmement surpris de la qualité des modèles présentés et, au fur et à mesure, les modèles glissaient comme des cygnes sur le podium miroir comme les eaux calme du fleuve St Laurent ; un signe peut être.

Nous vîmes une jupe crayon immaculée de cristaux rouge, noir et or comme un bouquet sur un fourreau incendiaire. L'incendie était dans nos têtes par le biais de notre imagination qui était lancée. Ce jeune matérialise le glamour. Il nous fait entrer dans un univers autre, sorte de matérialisateur de beauté, avec ce  pouvoir ultime que seuls quelques sages ont acquis à force de volonté. Un esprit très ouvert à l'imagination est un pouvoir particulier qui est le stade ultime de l’émergence des grands. Une émotion qu'il fait passer pas ses robes pour nous la transmettre.

jeudi 5 juillet 2018

SORBIER L'ARBRE QUI CACHE LA FORÊT

Se souvenir des belles choses et de toutes celles qui nous manquent entre les deux solstices, ce sont les collections de Franck Sorbier. Comme les beaux papillons qui pointent au moment de l’été et que les fans attendent les paupières mi-closes , j’ai le ventre creux entre deux collections, comme un sentiment de vide qui m’empêche de rêver au-delà de ma propre vie.

Alors, je regarde le passé et son miroir. Je contemple le déroulement infini de l'aiguille et mon esprit reste un gouffre toujours aussi amer de ne pas voir le Maître renaître de ses créations d'antan tel Le phenix. Sorbier, proche de la nature comme jamais, sonde le fond des abîmes de celle-ci et nul ne connaît mieux que lui les richesses qu’elle nous offre. Mais, dans la palette du couturier, il voit ces richesses se détruire, une terre que l’on combat sans regret ni remords jusqu'à diffuser sur les médias sociaux le carnage et la mort.

Le poète visionnaire nous fait ce jour la chronique d’un désastre annoncé, celui de notre propre destruction, car en commençant à détruire ces animaux qui étaient nos ancêtres, nous voulons oublier l’animal qui est en nous, l’éradiquer avec son environnement, pour au final, mourir nous-mêmes. La création sans la poésie d’un oiseau ou d’une branche d’arbre pourquoi faire ? Un chemin de plus qu’il faudrait suivre, mais qui s'ouvrira au poète de notre époque. Suivez plutôt un banquier, il vous racontera la poésie de l’argent vert, celui du dollar infiniment destructeurs.

mercredi 4 juillet 2018

CHANEL LE VIEL HOMME ET LA SEINE

Quand nous sommes rentrés dans le Grand Palais, nous avions devant nous une représentation de l'Institut de France, sur les bords de Seine et ses bouquinistes ; un Paris intra-muros dans un cocon coupole toujours plus exploité par le groupe Chanel. Avec 8 milliards de dollars de chiffre d'affaires annoncé, vous pouvez mettre Paris en bouteille et mettre un bâtiment en lieu et place de l'Hôtel de la Monnaie. La monnaie ! Voilà un bâtiment que les frères propriétaires de Chanel ont adoubé sans difficulté pour la présentation de Karl.

Les demi-mondaines présentes au défilé hurlent de peur et d’effroi à la vision de ces bouquinistes. Mais, elles se sont vite rassurées en découvrant que les livres d’une part, étaient factices et que, d’autres part, ils ne comportaient pour certains que des images. On est toujours étonné de l'auditoire des égéries de mode, car la culture est toujours menacée par l'insignifiant.

C’est l’image du vieil homme et la scène, une lecture de sa couture pour celui qui déambule dans sa Rolls Phantom : on ne sait, d’ailleurs, même plus qui est le fantôme de l'autre. Le "Pari" de Karl et ses bouquinistes encapsulés dans un dôme de verre, neutre et insensible, mais, surtout, fermé aux agressions du monde extérieur, il transforme les quais de Seine pour des quais décènes. Quoi de plus charmant qu’un voyage à travers Paris sur ses "Verges" se dira-t-il quelques semaines plus tôt,  pour une présentation de plus et probablement une de trop.

mardi 3 juillet 2018

DIOR MÉLANIQUE ET VIEILLES DENTELLES

C'est un couvre-chef, une coiffure souple en laine tricotée et feutrée, circulaire et plate, le béret traditionnel pour Dior transformé en béret des Télétubbies. Des sculptures du Moyen Âge attestent la présence de ce couvre-chef très proche de l’église Notre-Dame de Bellocq et, à une syllabe prêt, cela aurait pu être une breloque.

Nous sommes tous allés fouiner, un jour, dans l'armoire de notre mère ou de notre grand-mère et dans leur boîte à bijoux pour essayer leurs vêtements, chaussures et bagues... C'était si drôle de se déguiser ! Et c'est ce que Maria Grazia nous propose dans cette collection. Mais, si nous examinons de plus prêt le défilé ; l'allure sage et un peu désuète de notre grand-mère reste en plein dans la tendance actuelle. Elle transforme le concept Gucci pour la maison du Maître de Granville (et ce n'est pas Gucci qui désapprouvera). Il faut bien relancer "les ventres" de l'Avenue Montaigne.

Les friperies et le kilo shop à la mode remplaçant pour ce défilé la maison du Seigneur des Arnault, le "Kilo Dior" en mode "Kilo moche", pour "Dit Maria" - coupe du monde oblige - pense avec nostalgie qu'elle aurait vraiment été plus heureuse dans les années 20-30. Comme Gabrielle, c’était mieux en 40 qu'en 18.

Mais là, les insectes affreux ainsi que la poussière rampent au dessus du  bloc de mannequins en mouvement. Ses meilleures créations font un champagne mousseux ou un verre d'eau de Seltz sans bulle, une mode bien léchée, mais surtout, bien lâchée et, pour finalement, avoir un spectacle plus dans la salle que sur la scène.

lundi 2 juillet 2018

JOSSE OUVRAGE D’ESPRIT

De la rue Vivienne à Herculanum se produit le principal représentant de la mode du néo-classique, c'est la simplicité et le goût de l'épure, entre antique et baroque, comme un style immémorial que j’appellerais « le vrai style ». C'est la volonté d'un retour aux sources, qui tire son origine dans l'épistémologie Architectural de la mode, comme Robert Adam, le duo Percier et Fontaine et comme les sculpteurs Antonio Canova et Bertel Thorvaldsen. Christophe Josse imprime sa marque sur l’Amphithéâtre de la mode.

Christophe Josse ou l'histoire d'une passion, avec ses débuts chez Louis Féraud, dont il a été l'assistant pendant trois ans, lui donnent envie de continuer ce métier si doux. Timide maladif, il refuse toutes les interviews, mais peu importe, les gens rares sont toujours plus demandés.

Sur un canevas dressé en jupe, il brode pour transformer son art en quart d’heure du minimalisme intime. Des bijoux de verre soufflé recouverts d’or par procédé de pulvérisation cathodique, comme des pépites qui font croire que, derrière le couturier, il est possible de trouver le filon d’un couturier hors norme. 

samedi 30 juin 2018

LES FOSSOYEURS DE LA HAUTE COUTURE

Il s'appelle Pierre Agneau, Didier Grumler et bien d'autres... Ils avaient annoncé la mort de la "Haute Couture" en leur temps. Mais, qui s'en souvient aujourd'hui ! Les écrits restent alors que les paroles s'envolent. Des visionnaires d'une profession qui s'expliquent aujourd'hui en 140 caractères et leurs cerveaux formatés aux médias sociaux ne dévoileront jamais l'échelle microbienne de leur connaissance. Voici en ce qui me concerne quelques mots qui décrivent cette activité que j'ai découverte il y a quelques années maintenant, et qui, depuis tout ce temps, continue à faire ma joie.

Elle est comme un soleil qui perce soudain les nuages pour faire apparaître un paysage ou une ville inondée de lumière et, en une seconde, transforme tout sans rien changer. La Haute Couture transfigure non pas le réel, mais la perception que nous en avons. Au premier show, soudainement, elle nous baigne d'un rayon irrésistible et, avec une telle force, que celui-ci nous rend indéniablement heureux comme une piqûre d'épingle du bonheur. Et, là, en dehors de toutes considérations esthétiques, elle fait vibrer ma réalité. C'est ainsi que le beau et l'émotion se rejoignent dans l’évidence d'une vie sublimée par une robe que certains appellent le "Vêtement"

La beauté suffit pour me redonner du sens à cette vie malheureusement passagère. Nous vivons dans un monde où le beau et le moche se confondent et nous n'avons pas la capacité de pouvoir les séparer, car nous voulons donner d'abord aux hommes de Cour pour en tirer quelques substances que la vie nous impose. La Haute Couture, pour une semaine d'un petit moment bref de bonheur comme un orgasme furtif qui, pendant une semaine, va me donner la force de continuer, un point qui n'est pas "g" mais de feston. La Haute Couture, comme un médicament face au reste de ce monde qui tue pour tuer et, qui, après avoir tué, ne dit même plus pardon.

vendredi 29 juin 2018

ESMOD EN ÊTRE D'EXCELLENCE

Il y a des jeunes dont la créativité s'épanouie au fil des années dans le prisme d'une école. Mais, ce n'est pas seulement les dirigeants ou les professeurs qui contribuent à cela, c'est en fait l'alchimie d'un ensemble de personnes qui forment par leur bienveillance et leur professionnalisme les créateurs de demain. Ils ont d'ailleurs déjà formé bon nombre d'entre eux, dont le poète et seul Maître d'Art du monde de la mode le couturier, Franck Sorbier.

Des gens, qui se remettent en question pour faire encore mieux, et toujours plus. Formater un créateur, aussi libre que passionné, n'est pas chose aisée, mais quand vous rencontrez Véronique Soboul-Polchi à leur présentation, et bien d'autres dont la liste serait trop longue à décrire en cet instant, vous savez que vous êtes là où il faut être pour parler de mode.

C'est dans le mythique théâtre des Champs-Elysées, classé parmi les monuments historiques de la capitale que se tenait "Esmod en scène", et la dame en blanc, "Christine" pour les intimes, vous accueille toujours avec ce "je ne sais quoi" en plus dans ce temple qui, depuis sa création en 1913, accueille artistes et compositeurs des plus prestigieux de la musique, de l'opéra et de la danse. Coco Chanel, jeune créatrice de mode et Igor Stravinsky, son amant, y ont produit le "Sacre du printemps" - Oui à cette même place ! Alors, quoi de plus naturel pour une présentation de mode d’exception.

jeudi 28 juin 2018

CRITIQUE DE MODE, OÙ ÊTES VOUS ?

On l’appelle le « Salaire de la peur » et, c’est Monsieur Arnaud qui donne le « La ». Mais, peut-on aujourd’hui critiquer la mode et le luxe ? Car, ici, je ne parle pas de Bernard mais de Georges. La question, qu’il faut se poser, est : « Y-a-t-il encore des critiques de mode dans cette profession » ? Car les industries du luxe cadrent les journalistes et les influenceurs en les mettant sous perfusion d’argent ; c’est le salaire de la peur.

Pour ma part, je n’ai jamais rencontré que des courtisans, et d’infatigables scribouilleurs qui vivaient au crochet des marques, des faux talents métaphoriseurs de mots ampoulés, ne parlant jamais avec  réflexion. Mais, les marques se contentent de peu, car pour elles, il vaut mieux un bon valet aux ordres non hostile au banal que l’on peut tordre à foison, qu’un chef des odeurs louches qui pourrait lâché une vérité lors d’un petit moment d’égarement.

Si vous critiquez ces groupes, et même si cette critique est constructive, ceux-ci vous blacklistent systématiquement pour vous reléguer dans les bas-fonds de leur fosse à purin, mais aussi pour vous faire comprendre qui est « le maître de ces lieux », une sorte de purgatoire du luxe où il faut passer pour montrer votre allégeance avant d’atteindre le paradis, un quatre pattes obligatoire en signe de soumission.

mercredi 27 juin 2018

OUTSTANDING MEN'S FASHION WEEK PARIS

After a week that saw the beginning of collections from Virgil Abloh at Louis Vuitton and Kim Jones at Dior, with the rush of star power fueling other designers to up their game with a series of outstanding staged shows.

On Monday, Men's Fashion Week Paris started with the presentation of Simon Porte Jacquemus who drew the fashion crowd to a beach near Marseille, France, for the launch of his first men’s collection. Next September, Hedi Slimane will stage his first show for Céline, marking the house’s entry into men’s wear, while Kris Van Assche will follow with his debut for Berluti in January.

mardi 26 juin 2018

JACQUEMUS LA CAGOLE EST LA MODE

Plus qu'un point de rencontre affectueux ou sensible, Marseille est la ville qui compte géographiquement dans la vie de Jacquemus, au même titre que Rimbaud ; un signe peut être ? Il faut avoir l'esprit du voyageur pour traverser la France, et voir couler la campagne de France devant ma fenêtre à la vitesse d'un TGV lancé à 300 kilomètres heure. Marseille ! Pour une seule collection, mais que diable, trois heures de voyage vaut bien une messe si celle-ci est de qualité.

Marseille, cette «Porte du Sucre», comme l'immortalisera Albert Londres, est une ville à son image qui bouillonne, un des plus beaux ports juste au bord des eaux de la ville, et à tout instant du jour et de la nuit, là où les bateaux labourent par leur sillage les mers du monde. Comme un phare français, qui balaye de sa lumière les cinq continents, celui-ci éclaire aussi la mode de demain.

Il nous avait dit "je m’appelle Simon, j’aime le bleu et le blanc, les rayures, le soleil, les fruits, les ronds, la vie, la poésie, Marseille et les années 80". Tout un programme, c'est la plage Calanque de Sormiou qu'a choisi le créateur, une carte postale de la Méditerranée. On aurait pu pensé que, loin des embouteillages parisiens, le show aurait commencé à l'heure, mais que nenni, rien à faire, il faut toujours que cela commence en retard. Pourtant, l'exactitude est la politesse des rois, mais avec "Pages Blanches", pas question. Chut, voici le premier modèle : en rang d’oignon, le peu de journalistes présent assis sur une serviette, les pieds dans le sable, vienne s'extasier devant un survêtement typique des dealers du Marseille de la cité Val-Plan.

lundi 25 juin 2018

BALMAIN JEAN PAUL MARINÉ

Robes à rayures et marinières de sortie pour Jean Paul Rousteing ; une inspiration toute trouvée : l’inspiration des autres. Comme sa cousette, Monsieur 2 jours d’Esmod vient nous présenter une « plage à YA », mais pour lui le « ya » n’est que le « oui » de l’allemand le plus célèbre de France, j’ai nommé Karlitou de Charnel.

Une collection proche de la Côte d’Opale, c’est mieux que la côte « d’Azor le chien », mais plutôt la côte de « bhopal » pour nous asphyxier. Une collection d’un peu de partout et, surtout de matou qui ronronne la litanie du vêtement sans talent. Encore et encore la copie d’un roumain plutôt que d’un Rousteing qui demande encore un peu de considération et prêt à se prostituer pour un fleuve de talents qu’on lui aura accordé, mais le seul fleuve qu’il a en vue c’est le St Laurent mais celui du Canada.

Une collection à rayures que l’on voudrait voir rayer du cosmos de la mode. Balmain 1946 n’est pas l’âge du créateur, le clin d’oeil au sweet des universités américaines, c’est peut-être pour nous rappeler qu’il n’a aucun diplôme de mode.

Cette génération grossière, mais surtout pas élevée, se donne des airs de décontraction sociale et sexuelle qu’elle n’a pas.

La génération « Y » c’est la génération « Yakitori », qui mange japonais et qui pense que le modèle américain est un modèle absolu, prenant appui sur le déphasage entre leurs besoins et leurs attentes, un mode de fonctionnement qui est un fossé générationnel .