jeudi 17 janvier 2019

UN CASQUE EN HIVER

De retour à Paris, l'architecte brutaliste - "fume c'est du Belge" - présente sa collection et, en bon Calvin de l'ouest Aaméricain, ce comptable architecte et, à l'occasion, dictateur artistique, reste la matérialisation biologique du designer de demain ; une savante mutation génétique de très peu de talent, un soupçon de rien, et beaucoup d’arrogance. Bienvenue dans le monde merveilleux de la Raf si monstre.

Comme La Fontaine, sa couture est affable, et sa mode recule car manquant d'examen couture. D'ailleurs, le seul examen qu'il a à son actif, ce sont ses analyses d'urine, qui représentent sa couture basique cystite.

Non seulement l'observation est superficielle et démodée. Sa cousure est commune et dépourvue de caractère, mais le "mètre" est descendu au fond de l’abîme, un chapeau Samshield sur la tête. Ma voisine, blogueuse de moche et jeune fossile, trouve la collection aussi terrible que l’ouragan Irma, là où il sévit plus rien ne repousse, il ne reste que des ruines ; un comble pour un architecte. Une rengaine ou un air de mode qui entre par une oreille et qui finit par nous sortir par les yeux, il veut seulement "poèter" plus haut que son luth.

Anonymode

mercredi 16 janvier 2019

HERON PRESTON OPENS PARIS FASHION WEEK

Heron Preston, au Palais de Tokyo, présente le premier défilé de son label dans le calendrier officiel de la Paris Men’s Fashion Week. Preston, élevé dans la culture du skate à San Francisco où il a grandi, n’a rien à voir avec la ville britannique située dans le comté de Lancashire. Celui-ci a commencé à faire du buzz sur les médias sociaux en 2012 avec son projet artistique sur le t-shirt Givenchy Rottweiler. Il y a quelques années, quand il a commencé à travailler avec Kanye West, il a découvert le monde de la mode parisienne.

Ancien directeur artistique du mari de la Kardashian, Preston est considéré comme l’homme de la Renaissance post-Internet. Il a travaillé pour Nike et a fait partie du collectif artistique et DJ Been Trill avec Virgil Abloh, Justin Saunders et Matthew Williams. Il a déménagé à New York en 2004 pour reprendre ses études à la Parsons School of Design. Viendra-t-il définitivement à Paris ?

Comparé souvent à Off-White et Virgil Abloh… « Cela ne l’étonne pas car nous avons travaillé ensemble ». Lorsqu’on lui a demandé s’il était surréaliste de se produire à Paris aux côtés de Williams, avec son label 1017 Alyx 9SM, et d’Abloh, fondateur de Off-White et directeur artistique masculin chez Louis Vuitton dont le show inaugural pour la maison en juin dernier a été considéré comme un moment décisif dans la mode, Preston a dit que tout se passe si vite, « qu’il est difficile pour lui de faire une pause et de réfléchir à tout cela ».

mardi 15 janvier 2019

YSL DANS UN STYLE MONACAL

Saint Laurent inaugure son siège parisien et, après trois ans de travaux, la maison de couture française a emménagé dans ses nouveaux locaux sur la rive gauche de la capitale parisienne, rue de Bellechasse  (un signe certainement pour les mannequins).

Situé au 37-39 de la rue, l’Abbaye de Penthemont fut fondée en 1671. Cet ancien monastère de moniales Augustines avait vocation à accueillir des jeunes filles de la haute société et à servir de lieu de retraite pour des dames de qualité, un must et cela n’est pas du marketing ! Nous pourrons ainsi venir regarder religieusement le ‘Vacarne Hello’.

La coupole est construite suivant la technique de la voûte sarrazine, introduite dans le nord de la France par Contant d’Ivry, il parait que le prince de Venise avait confondu sarrazine avec les galettes bretonnes au sarrazin. Reconstruit au 18ème siècle, il a été utilisé récemment par le ministère des forces armées françaises et Saint Laurent devait partager le bâtiment avec un hôtel Marriott, mais finalement le prince a obtenu l’usage exclusif des lieux à 3 000 euros le mètre carré. Voilà un loyer qui devrait défrayer la chronique.

lundi 14 janvier 2019

UNE FÉDÉRATION EN ALLEMAGNE

La France que les concepteurs locaux appellent «la Fédération» et les États-Unis la CFDA, depuis cette semaine, l’Allemagne a sa propre association industrielle «composée de créateurs de mode ».

Créée au printemps 2018, après deux ans de préparation, elle a été officiellement inaugurée à Berlin, il y a quelques jours avant le début de la Fashion Week. La Fédération, ou GFDF ne compte que quelques membres, mais celle-ci a déjà des partenaires financiers impressionnants comme Mercedes-Benz et le pilier allemand des soins de la peau, le Dr Hauschka ce qui lui donne toute sa légitimité à cette organisation. Le designer allemand Bernhard Willhelm ainsi que d’autres n’ont pas encore été annoncés mais devraient également y participer. Renate Künast, membre du parlement allemand du parti vert et ancien ministre fédéral de l’alimentation, de l’agriculture et de la protection des consommateurs, fait partie du conseil d’administration.

Monter une GFDF est une idée originale d’Eva Gronbach, une créatrice basée à Berlin, qui travaillait auparavant pour Hermès et Yohji Yamamoto, qui sera également la première présidente de l’organisme. «Nous avons été très inspirés par le CFDA de New York, car il s’agit d’une organisation plus jeune que la Fédération de Paris», explique Gronbach, qui a lancé le projet en envoyant simplement un courrier électronique à d’autres designers pour leur demander si c’était quelque chose qui leur semblait nécessaire.

vendredi 11 janvier 2019

UN THÉ A SAMARCANDE

Une nuance de rouge, à peine perceptible, se jouait dans le blanc et cru de la matière, juste au bord de la tasse, avec une ligne plus foncée en un point comme la ligne de démarcation entre les deux Corée. C’est l’endroit où s’était posé ses lèvres au bord de l’insondable légèreté de l’être, un lapsang souchong à peine visible au fond de cette porcelaine de Limoges, ornée de ce rouge à lèvres tellement féminin qui faisait de cette image un tableau de Paul Cézanne.

A bien regarder, on pouvait remarquer une nuance de terre ocre, une subtilité fugitive mélange de ton incrusté dans les fines craquelures de cette antiquité qui sert de réceptacle à ce breuvage de l’empire du milieu. Un rouge à lèvres de sang séché évoquant la passion me donne cette émotion qui fait battre mon cœur, et, en même temps, une sorte de dégoût, un écœurement malsain jusqu’à la nausée quand elle donna sa première phrase. Un imbroglio de mots entassés les uns sur les autres incompréhensible.

jeudi 10 janvier 2019

BISTROT DE PAYS CHEZ MARYSE

C’est un monument historique comme on en trouve en Dordogne. C'est une table qui n'est pas secrète mais discrète, loin de celles renommées de la région. Maryse est un lieu de mémoire. Elle représente la France d'autrefois, celle des campagnes qui comptent les heures bercées par les cloches de l'église du village. Une France qui travaille toujours plus sans pour autant gagner plus. Il est vrai que la Corrèze, n’est pas le "Zam baise", à moins que vous ne veniez avec votre bimbo Russe vous garantissant un 90E de "Glande Ma mère". Chez Maryse, c’est le Flagship de l’estaminet, la Colette des bars-tabac mais qui est aussi l'épicerie du coin, le dépôt de pains, le point presse, relais colis, permis de pêche, syndicat d’initiative, et j'en passe... C'est surtout un lieu de convivialité et de vie autre que Facebook.

Située au carrefour de la D12, ici, la « fracture sociale » n’est qu’un vague thème de campagne d’un ancien Président, pourtant lui aussi, corrézien. Maryse, c’est du lien social en pelote tricotée au point mousse, une association qui devrait être reconnue d’utilité publique, et fille publique pour la russe qui m’accompagne.

mercredi 9 janvier 2019

INSTITUT FRANÇAIS DE LA GOMME

Comment faire de l’argent sans aucune compétence et en apprenant à pousser sur les leviers des institutions financières de l’Europe et de son propre pays pour pouvoir monter sa maison de couture, et ainsi devenir un producteur-designer sans talent et sous perfusion. Si vous ne le saviez pas ! Voila le géant vert, qui comme un serpent échangera contre émolument un décatissage plus qu’un apprentissage. En effet, celui-ci produira des créateurs pas inintelligents mais sans intelligence, car la mode est ainsi, les vrais artistes nous laissent des traces depuis la grotte Chauvet, et l’IFM laissera comme seul héritage que de mauvais créateurs. C’est pour cela qu’il est étonnant venant d’hommes de « Néant Têtard » de ne pas avoir compris que la mode ce sont les autres, et que turpitudes et compromissions n’y changeront rien.

Seuls les grands maîtres du style ne réussissent jamais à être obscurs disait Oscar Wilde, la chambre (plus prédestinée pour les coucheries) reste très obscure, bafouant ses propres règles en les changeant à volonté comme un Derviche Tourneur, non pas pour avoir plus de pouvoir, mais pour avoir tous les pouvoirs, mais surtout plus d’argent. Le déclin provient toujours du mensonge, et mal nommer les choses disait Camus c’est ajouter aux malheurs de ce monde.

lundi 7 janvier 2019

CHANEL VERY GOUDE

Il avait déjà sévi dans les années 1990. Jean-Paul Goude avait, en effet, réalisé plusieurs films publicitaires pour Chanel, notamment celui avec Vanessa Paradis dans une cage aux oiseaux pour Coco mais aussi avec Carole Bouquet "de jasmin, bien sûr". Devant le succès très mitigé du nouveau parfum Chance, qui visiblement ne porte pas bénéfice, la maison de la rue Cambon, reprend une vieille collaboration avec le publicitaire New-Yorkais le plus connu de France. Une « Chance ». Peut être !

Pour l'occasion, le célèbre photographe a troqué l'univers du jeu, exploité dans une précédente campagne, pour celui de l'audition théâtrale, qui sera une lourde addition pour la maison du Kaiser. Un court métrage d'une trentaine de secondes qui met en scène une multitude de figurants, offrant un rendu graphique dynamique et jeune, paraît-il.

Après les vidéos d'humour avec l'actrice Camille Cottin, la maison de Gabrielle essaye de rajeunir sa clientèle avec des messages plus ciblés sur les générations millennials. Mais, ce chant du signe ne relancera pas les ventes, car la seule solution de rajeunir la marque est de prendre un nouveau créateur, et non pas des ex-jeunes stars connues dans les années 80. Toutefois, il est vrai que chez Chanel on ne vieillit pas, on mûrit...

vendredi 4 janvier 2019

VUITTON BOURDONNE

Vuitton a choisi son showroom au cœur de Paris. Celui-ci sera la vitrine de l’entreprise où l’on mettra en scène une sélection de produits dans le but d’éveiller l’intérêt des futurs clients et de les séduire pour leur donner l’envie d’acheter. Un showroom privé, que Vuitton prépare, se situera à l’angle de la rue des Bourdonnais, (ou les marchands d’étoffes de soie, d’or et d’argent avaient pignon sur rue au 16 eme siècle) et de la rue Boucher non loin du Cheval Blanc « d’Henry Cadre » et futur hôtel, fleuron de la marque.

C’est dans un dîner Parisien où les indiscrétions se font légion au fur et à mesure que ces dames usent et abusent du vin servi, qu’une petite phrase glisse pour finir par se faire news : « Nous moutons « Rothschild » un showroom dans une rue du premier arrondissement, dans une ancienne boutique Darty, là où autrefois les Bobos du quartier venaient acheter leur blender pour agrumes en folie qui détoxiquent à volonté l’alcool enfourné à grand renfort de caviar, qui, à la louche, comme tout le monde le sait, est toujours bien meilleur. »

mercredi 2 janvier 2019

MOZAMBIQUE FASHION WEEK

Pas moins d’une dizaine de marques panafricaines étaient présentes, comme les zimbabwéennes Laverange de Thobekile Angie Zondo et House of Stone de Danayi Chapfika-Madonbo, la kenyane ZarAzra de Azra Walji ou la sud-africaine Floyd Avenue. Comme le souligne Vasco Rocha, le fondateur de la MFW et directeur général de la branche locale de l’agence publicitaire DDB, « nous avons toujours eu l’idée de faire venir des stylistes d’autres pays limitrophes, comme d’Afrique du Sud, d’Angola ou du Kenya, mais aussi de plus loin, comme d’Italie, du Japon et du Portugal, afin de favoriser l’émulation créative ». 

Grâce au soutien régulier depuis une décennie de Vodacom, la filiale africaine du géant Vodafone, la MFW innove à chacune de ses éditions et s’attire les louanges des participants. « Cette année, le programme ne s’est pas limité aux défilés de mode, mais a intégré des tables rondes et un pop-up fair. La MFW peut être considérée comme une référence pour le continent », indique Antonio Franceschini, le directeur du CNA Federmoda, présent pour la neuvième année consécutive et qui promeut le made in Italy. « Ces dernières années, nous avons noué des relations étroites avec les détaillants locaux, tout en surveillant l’évolution du marché », ajoute Marco Landi, le président du CNA Federmoda.

lundi 31 décembre 2018

UNE NOUVELLE ANNÉE S'OUVRE


Dans la ville, qui se réveille, une nouvelle année, sous l'ombre des ponts de Paname, sommeille là où l'hiver vient de commencer ! Là où, le matin, dame nature en robe blanche pose avec amour du givre sur la ville endormie. Les fleurs se cachent tour à tour : adieu coquelicots et bonjour perce-neige qui reste bien cachée dans les jardins ... et le temps, doucement qui est passé, marche à pas de velours, sans bruit, sur la nouvelle année.

vendredi 28 décembre 2018

CHANEL LE ROUGE ET LE NOIR

Rouge pour le sang versé et noir pour la pollution de la planète. Bienvenue dans la monde merveilleux de la parfumerie. Le parfum de tous les parfums, présenté sous sa forme la plus rare. Un "Extrait", qui dit-on est l'expression de la Haute Parfumerie, sublimé par un flacon monumental, qui, le temps d’une édition imitée, se pare de la couleur favorite de Gabrielle Chanel : le rouge.

Le flacon, tout en cristal de chez Baccarat, taillé comme un diamant, est traité selon un savoir-faire unique : le rouge à l’or. Une technique incomparable obtenue par la fusion progressive du cristal clair et de la poudre d’or 24 carats à une température exacte de 540 degrés, nous dit le service marketing. Bien évidemment, vous aurez compris que ce rouge n'est certainement pas à l'or, compte-tenu du prix prohibitif de l'once. Beaucoup moins glamour, ce rouge obtenu au cadmium sélénium ou au cuivre fera largement l'affaire pour une cliente encéphalogramme plat.

Un N°5 qui se dit floral à souhait et quintessence de néroli de Grasse mais surtout chargé de jasmin venant directement des usines chimiques de Givaudan ou de Firmenich. Là encore une fois, la cliente tétraplégique de la pensée n'y entend rien et pense que l'on peut produire plusieurs milliards d'hectolitres de parfum avec des champs de fleurs à perte de vue.

jeudi 27 décembre 2018

J’IRAI LIKER SUR VOS TOMBES

Il y a ceux qui « like» par nécessité, ceux qui le font parce que leurs doigts sont trop paresseux pour écrire un commentaire, ceux qui ne savent pas écrire et ceux qui ne « like » pas. Et, si cette typologie dichotomique des « social networkers » était bousculée par l’apparition d’un bouton « Don’t like » ?

Pouvoir choisir entre l’option « j’aime » et « j’aime pas » serait un minimum nécessaire par vision démocratique, mais l’expression des médias sociaux est-elle vraiment démocratique ? Le monde que nous impose Facebook est plutôt binaire et, pas vraiment républicain. Celui-ci gagne sur tous les tableaux. Non seulement le leader des médias sociaux vous demande de l’argent pour diffuser vos informations au-delà de 25 personnes, mais vous soumet à la publicité qu’il vous impose, et je ne compte pas les 40 millions d’euros que Bercy donne par an au groupe de Mark Zuckerberg pour espionner les contribuables qui seraient pris au volant de leur voiture de sport non déclarée aux services fiscaux.

Si le bouton « j’aime pas » apparaissait sur Facebook et Instagram, cela appellerait certainement à un boycotte référendaire des marques de luxe peu exemplaire, et c’est pour cela que les Gaffa ne le souhaitent pas, car pour eux des clients égalent publicité, et d’empêcher d’être hostile assure aux diffuseurs une action toujours positive sur les marques qu’ils représentent. Éventuellement un Emojï comme ‘ »j’aime, j’adore, je rie, je wouah, je suis triste ou en colère » rien de négatif, mais un « Don’t Like » serait une preuve de démocratie.

vendredi 21 décembre 2018

ENZYME QUI DÉVORERA LA PARFUMERIE

Voilà une nouvelle qui devrait réjouir les parfumeurs, grands consommateurs de plastique, qui financent beaucoup d’études pour leur recyclage. Et quand un  accident de laboratoire devient une enzyme mutante qui dévore le plastique, il faut peut-être entrevoir un monde meilleur ? C’est en étudiant la bactérie Ideonella sakaiensis, qui se nourrit exclusivement de polytéréphtalate d’éthylène, (bouchon de « Dior J’adore » par exemple), que des chercheurs américains et britanniques ont conçu par hasard une enzyme qui dévore ce plastique notamment celui utilisé pour fabriquer des bouteilles d’eau et de sodas les mêmes qui normalement restent dans la nature pour des centaines d’années et qui finissent par faire un continent de plastique.

Tout a commencé lorsque les chercheurs ont examiné de plus près la structure cristalline d’une enzyme récemment découverte appelée PETase, pour la mode et la parfumerie un nom prédestiné. Celle-ci évoluant naturellement et qui était déjà connue pour décomposer et digérer le polytéréphtalate d’éthylène, l’enzyme a finalement muté par accident, révélant un nouveau type qui digère le plastique plus efficacement que l’original. L’amélioration est minime, mais elle laisse entrevoir la possibilité de peaufiner ces dévoreuses de produit à base de pétrole de façon spectaculaire.

jeudi 20 décembre 2018

HOMO DÉCRYPTAGE PARIS

Tout d’abord, PIGALLE PARIS, une veste à paillettes mauve, avec motifs en cuir de vachette associée à un pantalon de survêtement facile à enlever avec les mêmes rayures latérales des banlieues chics de Villetaneuse, et d’autres déclinaisons futuristes, le tout associé à des bijoux de visage, de perles qui courent d’une oreille à la mâchoire, une image de Pigalle choisie par la chambre pour stigmatiser le bordel ambiant. It makes sense !

Il y a aussi eu, lors de cette semaine, CHRISTIAN DADA, des produits issus d’adolescents pas encore usés par la mode ou l’idée stéréotypée selon laquelle les vêtements doivent être portés par les Dadaïstes, sorte de meute ou secte mononeuronale qui intègre le calendrier pour la circonstance, et qui n’auront pas le bon goût de nous inviter, heureusement. Un créateur de robes pour Lady Gaga, de Dada à GAGA, it makes sense.

mercredi 19 décembre 2018

Y’A BON PRADA-NIA

Dans la devanture du magasin de New-York sont exposées des figurines qui ressemblent étonnement aux images de « Y’a Bon Banania ». L’entreprise de luxe dit qu’elle «n’a jamais eu l’intention d’offenser qui que se soit et qu’elle exhorte toutes les formes de racisme et d’images racistes, expose des portes clefs, qui font partie d’une gamme de produits appelée Pradamalia. Retirés après avoir suscité l’indignation et les accusations selon lesquelles ils représentaient des caricatures de personnes de couleur. 

Ce sont des créatures imaginaires qui ne sont pas censées faire référence au monde réel et encore moins aux Afro-Américains. L’avocate des droits civils basé à New York, Chinyere Ezie, avait vu les produits au magasin Prada à Soho, dans Manhattan. Elle a ensuite raconté sur Facebook comment cette vision l’avait fait «trembler de colère».

Un scandale lié aux images d’Afro-Américains qui continuent de se produire aux États-Unis, alors que la France a banni, depuis longtemps, la « tête de nègre » des pâtisseries parisiennes.

mardi 18 décembre 2018

TRILOBE ARTS ET MÉTIERS

C'est dans un musée qui retrace l’histoire des techniques, depuis le XVIème siècle, dans des domaines aussi diverses que les instrumentations scientifiques, les matériaux, la mécanique etc... C’est dans l’ancienne abbaye de Saint-Martin-des-Champs qui sert d’écrin, pour un soir, aux montres de la marque Trilobe près de la station de métro "Arts et Métiers", inspirée du Nautilus de Jules Verne. Peut-être un signe ? Une nouvelle montre est toujours un événement dans le luxe.

Trilobe vient perturber le référentiel de l'affichage que chacun d'entre nous a appris de longue date. Une montre qui tourne comme si les planètes autour de nous s'étaient mises en mouvement, tandis que nos indicateurs resteraient à l'arrêt. Prendre le temps de lire l’heure est un luxe à l'heure des portables. Mais, quelques instants nous ont suffit  pour  apprivoiser  ce  nouveau mode d’affichage. Comme un monde au-dessus de la voûte céleste, un monde sans aiguille qui trahit la splendeur qui étincelle l'âme infatigable de la recherche de la beauté.

Les siècles, accusant ces flèches stériles qui imposent une vision formatée du temps qui passe depuis des siècles. C'est une nouvelle approche, une vision du cycle que la marque Trilobe met à notre disposition, et entre les mentalistes et les hypnotiseurs présents, j'ai vu hier l'antique Orion comme une découverte qui perçant la nuit de Paname laisse apparaître l'outil le plus précis du monde et le plus audacieux de la galaxie.

lundi 17 décembre 2018

UN PROCHE ORIENT-EXPRESS

Vendredi, LVMH annonçait l’achat de l’opérateur de voyages de luxe Belmond Ltd., propriétaire de l’Orient-Express, ainsi que des hôtels Copacabana Palace à Rio de Janeiro, pour un montant de 2,6 milliards de dollars.

Fondé, il y a plus de 40 ans, à la suite de l’acquisition de l’hôtel Cipriani à Venise, Belmond est présent dans 24 pays avec un portefeuille de 46 hôtels de luxe, de restaurants, de trains et de croisières fluviales. Ses revenus ont été de 572 millions de dollars. «Belmond offre des expériences uniques aux voyageurs avisés et possède plusieurs actifs exceptionnels dans les destinations les plus recherchées», a déclaré le Seigneur des Arnault.

«Son patrimoine, ses services innovants, son excellence d’exécution et son esprit d’entreprise résonnent  avec les valeurs du groupe et sont complémentaires de nos propres maisons « Cheval Blanc » et des activités des hôtels « Bulgari ». Cette acquisition augmentera considérablement la présence de LVMH dans le monde de l’hôtellerie ».

vendredi 14 décembre 2018

UN AMÉRICAIN A PARIS

Tommy Hilfiger vous connaissez ? Car la marque est en négociation avec la Fédération de la Haute Couture et de la Mode pour un créneau horaire sur le calendrier officiel de la Haute Couture.  Faut-il inclure une marque Américaine comme Tommy Hilfiger dans le calendrier Français ? La Fédération a refusé tout commentaire sur le sujet toujours aussi transparente sur son fonctionnement interne, mais nos espions nous confirment que la décision est déjà actée, on parlerait aussi d’un rapprochement avec d’autres marques Américaines pour que celles-ci deviennent partenaires du nouveau géant vert, école de circonstance transformée en machine à cash.

Qui est ce Thomas Jacob Hilfiger? Né le 24 mars 1951 et second d’une famille de neuf enfants et catholique irlandaise. Il a fait ses études secondaires à l’Académie libre d’Elmira (USA). Il commence à travailler dans la distribution à l’âge de 18 ans et se rendant dans la ville  de New York pour dénicher des jeans et des pantalons pat’ d’eph’, qu’il personnalise et revendra dans une petite boutique du centre d’Elmira, appelée Brown’s.

En 1984, il fonde la Tommy Hilfiger Corporation (NYSE:THB), qui entre en Bourse en 1992, et il développe sa signature comme styliste dans une collection de vêtements pour homme. Dès 2004, la société compte 5 400 employés et réalise un chiffre d’affaires de plus de 1,8 milliard de dollars. Tommy Hilfiger sera élu « designer homme » de l’année par le Council of Fashion Designers of America en 1995. En août 2005, Tommy Hilfiger annonce qu’il met sa société en vente. Avant la fin de l’année, elle est rachetée par Apax Partners pour 1,6 milliard de dollars, soit 16,80 $ par action, payée comptant.

jeudi 13 décembre 2018

L’AGONIE OUVRE AUX HYMNES SA LÈVRE

Dans la douleur de ce monde, celui qui partage ma vie, et qui a pris possession de mon corps et de ma mélancolie, celui qui durant des heures entières alimente une douce folie de suicide, une inlassable idée de vengeance contre des ombres, des humains terrifiants et mystificateurs. Toi lueur morbide qui vient hanter mes nuits, que cette souffrance et que seul un sourire peut atténuer cette gangrène. Toi haut le cœur qui revient sans cesse comme une marée languissante, une nostalgie qui perdure au bord des fêtes de Noël. Comme une bave qui inlassablement parcourt et pourrit mon corps et mon esprit si fragile qui émet d’infinie soupir de tristesse.

Combien de fois en silence, j’ai espéré que cela s’arrête, demandant de supprimer de ma mémoire tous ces corps meurtries de mes songes, et enfin échapper aux lois que tu m’imposes. Si contraignante et si dérisoire, maladie pour le cosmos, comme un trou noir qui avale notre société, cette douleur devenue mon ennemie de chaque jour, mon corps est à toi dorénavant. J’ai peur de ces longues soirées d’hiver qui finiront en un carnage toujours plus violent auquel nous finirons par nous habituer. Une guerre de 100 ans a commencé et durera 1 000 ans, par la faute de quelques amas de glaires sorties d’incubateurs à diarrhée.