mardi 19 février 2019

VRILLAGE WESTWOOD

C’est le loquax de Viviane, le bavardage de la couture par son jeune gode Michel qui est transformé, pour la circonstance, en couturier loquace. Au mot loquace, nous apercevons la bouche aux lèvres rouges sanguinolentes autour d’un parterre de people qui attendent avec impatience le défilé d’Andreas, le tyrolien de ces dames, « l’autre y chien » qui remue la queue quand on lui parle de la douairière

Si quelqu’un vous dit que pour réussir dans la couture il faut coucher, croyez-le ! Car, dans ce cas de figure, c’est exactement la vérité et c’est ce que nous voyons aujourd’hui à Londres pour le défilé de Viviane Westwood. La million dollar mamie nous donne une leçon de savoir-vivre pour les générations futures. Écologiquement vôtre, la maison vient de se transformer en usine de recyclage de vieilles fringues au kilo que l’on revendra dans les boutiques d’Oxford Street, mais, même à Oxford, il n’y avait aucune intelligence. 

Alors, j’ai sonné au 221 Baker Street pour demander à Sherlock s’il pouvait retrouver un couturier perdu dans les limbes du grotesque. Seul le docteur Watson m’a répondu que c’était sans espoir, car Jacques, the Cooper avait déjà demandé à la faucheuse de passer par la Fashion Week de Londres.

lundi 18 février 2019

NATASHA ZINKOLONDON 2019

Une mécanique couture, comme du même nom de l’escalier, que descendaient les mannequins, dans ce gouffre sans fin de la profession pas sans couturière mais sans couture. Un show dans un escalier où aucune marche ne sera franchie, je parle là de la marche du talent, mais qu’elle ne se désespère pas car les Anglais vont adorer le style copiage de Balenciaga, un bric-à-brac de n’importe quoi que les gens achètent pour pouvoir être différent ! Un escalier pour la petite fille d’Odessa, l’ukrainienne pensait que le descendre lui aurait donné l’inspiration

C’est comme s’il était possible de monter au deuxième étage sans passer par le rez-de-chaussée. Je sais que vous pensez à une échappatoire, la flagornerie pour fuir les étapes, mais dans la vie, il n’y a pas d’ascenseur ! On monte marche par marche avec ses propres pieds et aucune technologie ne peut nous remplacer. Dans la couture c’est pareil. Il n’y a pas de raccourci, on ne saute pas d’étape, on ne peut pas aller plus vite que la musique de la machine.

vendredi 15 février 2019

MONSE WINTER 2019 NEW YORK

Lorsqu’ils arrivent au studio pour l’interview, Fernando Garcia et Laura Kim raconte le repas coréen que cette dernière avait cuisiné la veille, et qu’ils ont partagé dans son appartement de Manhattan. Une chose que la créatrice adore, mais l’emploi du temps surchargé des associés ne laisse pas vraiment place aux loisirs. Deux ans à peine après son lancement, Monse (c’est le prénom de la mère de Fernando, à prononcer « mon-say »), rencontre un succès auquel ils ne s’attendaient pas, sans oublier, excusez du peu, le fait qu’ils aient aussi été choisis comme directeurs artistiques de la marque Oscar de la Renta.

C’est, en effet, chez le couturier, pour lequel ils exerçaient tous les deux, que Kim, 35 ans, et Garcia, 31 ans, ont fait connaissance il y a huit ans. Laura était déjà une styliste confirmée et Fernando entamait un stage, qu’il avait obtenu d’Oscar de la Renta en personne (comme lui, Fernando est originaire de République Dominicaine, et c’est grâce à un contact de son père qu’il a pu le rencontrer). Leur entente a été immédiate, et l’idée de fonder une marque ensemble a fait son chemin.

jeudi 14 février 2019

LE LUXE DICTATEUR DE NOS VIES

Cette uniformisation de notre société et du consommateur - même les fascistes allemands n'avaient pas réussi à l'imposer - c'est le nouveau pouvoir de la société de consommation qui réussit à construire parfaitement autour de nous un mur (c'est à la mode ) en détruisant le réel pour nous faire plonger dans un monde immatériel, cela nous mettra peut-être, à l’échelon de Dieu, comme un esprit en devenant immatériel.

C'est la nouvelle façon d'être humain, et la France produit ce nouveau schéma commandé par nos nouveaux leaders les grands capitaines d'industrie du luxe qui nous font croire que notre vie ne serait pas supportable sans Iphone ou sans sac Chanel. Ce culturalisme est en train de détruire notre pays, et on peut dire, sans hésitation, que le vrai fascisme, c'est le pouvoir de cette société de consommation. C'est comme une sorte de cauchemar dans lequel on voit son pays se détruire jusqu'à disparaître. Et en se réveillant, on regardera autour de nous et on se rendra compte qu'il n'y a plus rien à faire, que de crier " Macron !!! ou autre " pour essayer de se raccrocher à une illusion.

mercredi 13 février 2019

MORT D’UN GÉANT

Svelte, les bras étendus comme des ailes déployées, il marchait dans l'air qui virevoltait autour de lui, lui donnant une élégance sans égale. Sa chevelure blanche faisait de lui l'homme sage le plus jeune de l'industrie de la parfumerie. Il était l'homme aux 650 flacons parmi les plus connus de la planète. Un créateur du rêve, un libertaire convaincu. A la première lecture de sa personnalité, on pouvait deviner que ce poète des temps modernes, amoureux de sa femme, comme un enfant, était un provocateur qui cachait une grande timidité. Sa vie, en dépit de quelques embûches, ne viendra jamais ternir son élan, son enthousiasme et sa créativité.

Les senteurs et les parfums tournaient dans l’air du soir comme une valse mélancolique autour de lui et dans un langoureux vertige où l’imaginaire et la sensualité n’ont eu de cesse que de croître, car sa seule volonté était de créer pour les générations futures.

C'était un créateur hors pair qui influença le milieu de la parfumerie en créant pour celle-ci sans relâche. Je vous parle d’un Maître, d'un Sculpteur, mais aussi d'un grand Designer de contenus. Il a façonné le monde de la parfumerie pendant plus de 50 ans. C'est parce qu'il a su regarder au-delà de l’image imposée par le politiquement correcte, qu'il a réinventé le monde qui nous entoure. 

lundi 11 février 2019

MARGUS LE SCEAU IMPÉRIAL DE BOGOTÁ

Si vous êtes avec Nicolas Le Floch, rue des Prouvaires, signifiant prêtre au moyen age, parce que les vicaires de Saint-Eustache y l'habitaient au 12ème siècle et que vous rencontrez un chef qui parle japonais mais qui vient du Laos, vous êtes au restaurant le Margus. C’est un petit restaurant où la devanture n'est pas secrète mais discrète. Le décor intérieur soigné, type "Cuba libre", avait émoustillé les deux jeunes Bimbos qui m'accompagnaient. A la seule évocation de Cuba libre, les donzelles avaient imaginé le "cul libre" dans un after de Carthagène après ripaille.

Cinquante mètres carrés qui transportent les visiteurs dans une ambiance de "melting porte" de la Colombie et du Japon réunie, en passant par le Laos. Les frères Quillet voulaient recentrer leurs racines dans ce lieu parisien où leur jeunesse, pas si lointaine, avait traîné leurs guêtres dans le Paname de la Cour des Miracles. Et un miracle, il y en a eu un, comme on en voit émerger maintenant, des banquiers reconvertis en violoncelliste de la haute Cuisine Française.

vendredi 8 février 2019

JOSSE LE SEIGNEUR


C’est avec un peu d’appréhension que je me présente au portail. Chaque créateur a, en effet, le pouvoir fatal de vous jeter, par un sourire, face à l’ivresse ou le désespoir de votre propre inculture. Point la peine de connaître l’anthroponyme pour découvrir que le nom Josse est la forme populaire de l’origine bretonne Jodocus. Saint Josse, fils du roi breton Judicael, contemporain de Dagobert, est basé sur la racine celtique « jud » signifiant « combattant, chef et seigneur ». Sa forme anglaise est Joyce, un signe pour le Seigneur des Arnault et sa future marque du supra luxe, Jean Patou.

jeudi 7 février 2019

HERMES MANUFACTURE DES IGNOBLES

L’anagramme de « Gobelin » est ignoble ! Il est certain que les services marketing ne l’avaient pas vu. C’est un mauvais présage pour la collection d’Hermès qui se déroulait justement à la manufacture du même nom. Au milieu des meubles de style et du mobilier national, Hermès espère ne pas faire tapisserie durant cette Paris Fashion Week, une image subliminale afin de nous faire comprendre que la maison fait partie du patrimoine Français.

Loin, bien loin des créateurs du groupe LVMH et, surtout de Virgil Abloh, la nouvelle pépite de Vuitton, l’arménienne maison qui crée pour l’homme et qui devrait redessiner le marché de demain pousse une enclume avec un cure-dents, mais il est vrai que chez Hermès demain, c’était hier.

C’est toujours le patron qui donne le ton. Le Seigneur des Arnault est un visionnaire dans sa stratégie par opposition à Hermès qui reste bien assis sur un héritage acquis qui tombe tout cru comme une goutte d’or dans la bouche d’un héritier. On dit qu’il faut, parfois, une génération pour créer une entreprise, une génération pour la développer et une génération pour la faire péricliter. Nous y sommes !

mercredi 6 février 2019

ROLLAND UN MYTHE INERME

De Balenciaga à Jean-Louis Scherrer, celui qui pense que le vêtement est un passeport, comme une sorte de laissez-passer dans l’intimité d’une personne et de sa culture, n’exprimait jusqu’alors que les boudoirs des palais du Moyen-Orient. Mais, cette saison, c’est une couture plus sage et plus en introspection que Stéphane Rolland nous propose. La femme du roman de Scott Fitzgerald, la féminité cachée sous une décontraction de circonstance. Source d’inspiration, cette nouvelle génération que le couturier regarde, le Gasbying fait son chemin. L’égoïsme romantique, avec une certaine élégance nonchalante, l’illusion des apparences et d’un certain snobisme qui n’est qu’un échappatoire au désenchantement.

Une couture fade comme ce parfum suave d’une génération perdue fascinée par l’extravagance oubliée, il sera le produit d’un esprit qui ne sait pas ce qu’il veut dans une génération inquiète. On s’étonne que ce garçon à la pensée tout aussi structurée que ses créations n’a pas capitalisé avant sur ce cheminement. Nous pénétrons donc avec lui, dans le rôle de l’invité candide, les arcanes de ce microcosme aristocratique et cruel de la Haute Couture où règnent l’insouciance et la débauche de luxe, de l’illusion éphémère, de l’opulence et de la superficialité des spectacles et des apparences de Paname.

mardi 5 février 2019

ADELINE ZILIOX PARIS 2019

J'avais repéré cette petite strasbourgeoise, dans un showroom à la Madeleine. Les voyages forment la jeunesse et inspirent les créateurs, mais c'est le poncif le plus éculé des dossiers de presse. Heureusement, le voyage de cette créatrice était dans sa tête; une amazone stéréotype féminin puisant son inspiration dans la mythologie grecque en nous remémorant la Montana-mia d'autrefois. C'est un sentiment de fraîcheur dans cette Fashion Week si bourgeoise, à souhait, où les stars Canadiennes laissent une larme entendue pour un show de son Valentin. Cependant, cette jeune fille ne manqua pas de "Spiritus" pour son défilé dont la fraîcheur n’avait rien à voir avec la météo du jour dans les rues de Paname.

Un instant furtif entre la création et la mémoire est un jeu de technicité entièrement accompli, pour cette nouvelle entrante dans la Fashion Week de Paris. Pas d'embourgeoisement dans cette présentation de cette jeunesse urbaine endimanchée comme si elles avaient été déguisées en lieu et place de la rue où les centraliens siègent habituellement, un signe peut-être.

Une chinoise, assise à mes côtés, a passé son temps à se filmer pendant la collection à tel point que j’ai fini par lui dire que le spectacle était devant elle et non derrière. Celle-ci, les yeux écarquillés, me répondit, comme on prête l'oreille à un sourd, mais sans mieux m'entendre et d'un sourire en-dessous qui me fit comprendre qu'elle ne parlait pas anglais, peut-être aucune langue, d’ailleurs, à l'exception de la "Iphono-selfie".

lundi 4 février 2019

DIOR LA CROISIÈRE S’AMUSE

Après avoir présenté des collections croisières dans Santa Monica, puis dans les grandes écuries (d’Augias) de Chantilly, lieu imprégné d’histoire, un clin d’œil à la tradition de Monsieur Christian qui avait imaginé, en son temps, une robe inspirée par Chantilly pour l’hiver 1947-1948, cette fois, la maison du maître de Granville se rend à Marrakech pour sa prochaine collection croisière.

La marque prépare ses bagages, Vuitton bien-sûr, pour Marrakech. Pierre Berger doit se retourner dans sa tombe, car la présentation le 29 avril ne sera pas très éloignée de la Villa Majorelle, oasis dans la palmeraie l’Eden où reposent les cendres d’Yves Saint Laurent : la boucle est bouclée.

C’est une première, pour la maison du Seigneur des Arnault, de venir présenter dans l’ancienne cité impériale de l’ouest du Maroc. Le choix s’est fait au détriment de la capitale Rabat qui faisait trop « Rabat-joie » pour les services marketing. Espérons que la collection ne soit pas présentée dans les souks de Bab Ghmat, on pourrait confondre le travail de la Chiuri aux objets trouvés dans cette forteresse qui servait autrefois de refuge aux caravanes des bédouins.

vendredi 1 février 2019

LA CARINE ATTIRÉE PAR LA COCO

Un nouveau partenariat est annoncé, en septembre, avec « Clarine » Roitfeld et Lagerfeld, ainsi Karl met Carine sur un « rail ». Une collaboration qui évoluera avec des projets qui seront annoncés plus tard cette année dans un flou artistique à la David Hamilton. Il faut dire qu’après les petites filles photographiées comme des Lolita hyper-sexualisées, le « blurring » Hamilton est de bon aloi, et maintenant, Karl est sûr qu’après lui le déluge. Ainsi les frères, Champs de courses, n’auront plus un chantage au « des missions millions » et après Karl, on rase gratis. L’année dernière, il avait déjà réalisé une collection capsule avec Sébastien Jondeau, son assistant personnel et garde du corps de longue date. Autrefois, on disait son Neveu et même si les mœurs changent, les masques restent.

Roitfeld et Lagerfeld auraient des goûts et un penchant pour le style graphique convergeant : « Elle sait ce qu’elle veut, dit Karl, quand elle a une vision, elle l’annonce « . La Clarine correspond à son image, à son univers et, par définition, au Kaiser. Celle-ci l’aurait qualifié de l’une des personnes les plus intelligentes, les plus inventives et innovantes jamais connues. Une flagornerie, pour une place chez Chanel, vaut bien une messe. La maison Coco attire comme un aimant la Clarine « qui sonne « et fait le choix de ne pas prendre une créatrice mais seulement une styliste de magazine qui ne sait peut-être même pas coudre un bouton, alors je ne vous parle pas du point de feston !

mercredi 30 janvier 2019

FASHION TROTTINETTES

Certains ont opté pour un mode de transport particulier, oubliant toute notion de dignité et, même la Chambre Syndicale, ne pouvant contrôler Paris et sa circulation pendant les présentations de Haute Couture, préconise la trottinette. Ainsi, vous pouvez imaginer Céline Dion ou Anna Wintour sur cet engin de mort ou de mode, c’est selon ! Et pourtant, pour circuler en ville, moult moyens ont été conçus à travers les âges, et entre le métro et les bus,  les moyens dans Paname ne manquent pas, mais certains trouvent ça « sympa » de se déplacer en trottinette sur nos trottoirs. Pourquoi pas ? On peut se demander quel est le cheminement intellectuel de ce retour dans l’enfance ?

Cet objet, qui était destiné aux enfants, autrefois, trouve dans Paris l’apogée de sa popularité et se déplacer avec ce moyen donne immédiatement l’air d’un crapaud sur une boîte d’allumettes, et cela, personne ne peut le nier. Et pourtant, ils sont légions et, à voir leurs airs satisfaits, on croirait presqu’ils font un pied de nez aux convenances, à l’ordre établi, et un retour à leur enfance retrouvée, mais surtout jamais perdue.

mardi 29 janvier 2019

GIAMBATISTA VALLI PARIS 2019

Le fez ou tarbouche comme couvre-chef masculin sur femelle, et en forme de cône tronqué, orné d’un gland noir fixé sur le dessus, mais le gland n’était pas là où on le pensait hier soir au musée Georges Pompidou.  Là où les limousines tapissaient le parvis du centre de Paris, une vision de l’Empire Ottoman du XIXème siècle ou peut-être une couture de Giambattista Valli. Prenez un soupçon de culture, quelques anciens modèles, raccourcissez les jupes, changez les couleurs de préférence, prenez un maquilleur et un coiffeur différents à chaque fois. Ensuite, louez un endroit charismatique dans Paris, comme un musée pour faire croire que vous êtes vous-même rentré dans ce lieu de culture. Invitez les blogueuses de moche et aficionados ainsi que des people ex-mannequins inconnus, ou ex-chanteuses pour un soupe de chiffon au centre du Paris populaire, qui devient par magie « people’r ».

Mettez tous ces ingrédients dans ce hall, secouez et maltraitez les, ils sont un peu masos !!! Parlez leurs comme du bétail, qu’ils prennent conscience qu’ils sont privilégiés, et là, vous aurez toute la presse qui encensera votre piètre contribution à l’histoire de la mode Française.

Le couturier entraîne avec lui, une fois de plus, la dégradation du label « Haute Couture » oubliant au passage que c’est « La Haute Couture » qui permet à la France de rayonner dans le monde par sa vision toujours futuriste de la mode.

lundi 28 janvier 2019

PARIS RESTERA TOUJOURS PARIS



Une fashion week parisienne qui sera perturbée le samedi 19 par les manifestations des gilets jaunes, ce qui a poussé quelques maisons à déplacer leur présentation, comme Thom Browne qui défilera plus tôt dans la journée, ou Dior, qui a avancé son show le 18 à 18h. La Haute Couture, qui se tient à Paris, présente les collections les plus exclusives de la mode mondiale. Une vitrine de l’artisanat de la mode qui reste généralement extraordinairement inventive ainsi qu’un laboratoire d’idées pour les maisons : tulle et paillettes fabriqués par les artisans les plus qualifiés de la planète.

samedi 26 janvier 2019

YANINA L'ACCROCHE COEUR

J’avais sorti ma fourrure du frigo pour aller à la présentation de Yanina Couture pensant bien que l’oligarchie russe tout entière de Paris serait présente pour les 25 ans de la maison. Yanina Couture fête effectivement ses 25 ans cette année et à la prochaine rentrée, dit-on sous le manteau, elle espère être au calendrier de la Chambre Syndicale de la Haute Couture. Après un long périple, elle finit par obtenir finalement le Graal tant convoité.

C’est une ambiance un peu particulière car toute la diaspora russe est présente comme si après la Révolution d'Octobre, tous les russes de Paris étaient présents. Les Russkoffs sont de sorties : renard, chinchilla, vison et hermine recouvraient le front row comme si les bêtes sauvages s'étaient données rendez-vous dans le fin fond de la steppe, il ne manquait plus que Léon Zitrone pour que le spectacle fut complet.

En Russie, pour attirer les mâles dominants, les femelles sont prêtes à tout, et Yanina Couture donne un show comme une parade nuptiale qui exhibe de longues robes ornées de plumes. C'est un message subliminal de la créatrice ; une ronde des muses qui passe et repasse devant nous comme un ballet attractif et gracieux. Elle perfectionne l’élégance dans un style aérien qui représente l’expression la plus pure de l’esprit Haute Couture.

vendredi 25 janvier 2019

SORBIER HIROSHIMA MON AMOUR

La couleur bleue glaciale des neiges sur les toits de Paris était déclinante : la fin de l’hiver, peut-être ! Une longue silhouette noire, dont les pas glissent et résonnent parfois sur les pavés argentés, arrive au Musée Guimet, son allure est rapide : c'est le Maître, Franck Sorbier. Ma limousine avance comme un long plan séquence, je regarde par la vitre la ville en plongée absolue sur ma cible.

Le créateur vous accompagne et nous guide dans la contemplation de ce monde, Franck Sorbier ou le livre du voyage, là où on rêve en accompagnant notre vie de solitude fiévreuse le long des rues désertes comme nos jours. Un Kimono ou Obi de rêve que l'on n'aura jamais l'audace de porter tellement il est beau, des robes qui s'illuminent comme des étoiles au firmament de la Fashion Week de Paris, un contraste de noir et de blanc, allant des ténèbres à la lumière, dansant dans une ambiance qui vibre aux sons des baguettes de cristal de Michel Deneuve, comme si j’étais au bord d’un océan que la voie lactée aurait recouvert de son voile sonore.

mercredi 23 janvier 2019

ALINE LE' KAL PARIS FASHION WEEK

C’est comme une mine de diamants tombés dans une usine de rémige secondaire, le créateur australien fan certainement d'Elie Saab nous renverse avec des torrents de strass et de plumasserie, sous les applaudissements de ses congénères et clientes libanaises qui tapissent le front raw de la présentation.

Je dis à ma voisine, une jeunette de 25 ans maxi, que si elle veut se marier c'est le moment de choisir sa robe, car le créateur n'a pas fait de demie mesure, des robes de mariés avec traînes de princesses comme s'il en pleuvait. Cela n’est pas une erreur de jeunesse mais bien la demande des aficionados de toujours vouloir des robes de princesses et de la Belle au Bois Dormant réunies. Les australiennes libanaises sont ainsi : romantiques dans l'âme comme des scorpions sous le sabot d'un cheval. 

L'une d'entre elles était assise à ma droite ; une fesse sur ma hanche et l'autre sur sa chaise, et portant tellement de brillants que mon Iphone n'arrivait pas à faire le point. La montre qu'elle arborait devait coûter, au bas mot, 150 milles dollars. Je n'ai rien dit pour ne pas l'indisposer à acheter une dizaine de robes après la collection qu'elle ne pourra certainement pas, même avec un chausse-pieds, enfiler.

mardi 22 janvier 2019

EDEN GARDENS PARIS 2019

J'ai été envoyé dans un Jardin d’Eden, sous le dôme géodésique de l’Hôtel Intercontinental. Des "Eves", sous de nombreuses formes recouvertes de papillons et de fleurs de toutes sortes sont apparues. Des femmes de grandes tailles et des nymphes aux cheveux longs ont partagé la scène avec les anges.

Selon la Genèse, dans ce jardin couture, se trouve un fleuve d'où nait une mode initiée par deux filles et quatre bras : une blonde et une brune devenant ainsi des tentatrices, incitant à venir manger le fruit de l’arbre de la connaissance de la couture Parisienne du jardin d'Eden, pourtant, interdit par le créateur.

Je cède et incite ma voisine à faire de même : car l’ultra féminin et le glamour sont comme la vision de ces poupées russes qui restent à chaque fois que vous les ouvrez avec leurs rêves d'enfant et de princesse. A noter, la très bonne organisation du défilé et le flash code sur l'invitation qui évite de faire la queue, une idée de génie.

Anonymode

lundi 21 janvier 2019

JACQUEMUS PARIS 2019

Après avoir lancé sa collection de l’homme sur une plage dans le sud de la France en juin dernier, Simon Porte Jacquemus est de retour à Paris. Il entre dans une phase de transition à mesure que la marque grandit et ses bureaux situés 69 Quai de Valmy, 75010 Paris sont quatre fois plus grand. 
Simon Porte a grandi dans la campagne provençale. Il vient d’une famille d’agriculteurs et quand il était enfant, il était fasciné par le bleu de travail de son oncle électricien.

La collection Automne Hiver 2020 nommée « Le Meunier » est un hommage aux vêtements des travailleurs français. Il revoit et adapte la veste de travail, y compris des vestes de marin. Les accessoires comprennent des pochettes en cuir en bandoulière, des foulards en cuir, des baskets et des bottes avec bordure en caoutchouc.
 Pour rester fidèle à la réalité, M. Jacquemus, aurait déclaré: un jean pour tous les jours et d’énormes parkas, des vêtements pour hommes avec des prix accessibles. Un nouveau concept, mais un net progrès !